FacebookTwitterRSS

 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 10 juin 2015

La marche des survivants a provoqué de vives émotions dans l’aréna.


Le 8e mini relais pour la vie s’est tenu en soirée du samedi 6 juin au Centre de récréation Évangeline.  Le but de l’évènement était d’amasser des fonds pour la Société canadienne du cancer.  Même si l’objectif de 10 000 $ n’a pas été atteint, la soirée s’est avérée un succès. 

Familles et enfants étaient invités à venir appuyer la cause en marchant autour de la piste de l’aréna.  Des luminaires étaient aussi en vente pour rendre hommage aux survivants et aux défunts. 

La somme amassée se situe autour de 5 600 $.  Annette Richard, vice-présidente du comité organisateur, est satisfaite de ce montant : «Tous les dons sont importants, peu importe le montant», ajoute-t-elle.   

Gisèle Arsenault, présidente du comité organisateur, s’implique en sachant que dans la région Évangeline, tout le monde connait quelqu’un atteint du cancer et elle trouve important de perpétuer cette tradition surtout que c’est le seul relais francophone sur l’Île-du-Prince-Édouard. 

La présidente et la vice-présidente affirment d’ailleurs que les gens de la communauté attendent l’évènement chaque année : «Les gens trouvent que c’est une belle activité, ils s’attendent à ce que ça revienne». 

Certaines équipes présentes ont poussé l’engagement jusqu’à porter des déguisements pour illustrer leur défi et ont reçu des récompenses.  L’équipe des docteurs et gardes-malades «Nous travaillons pour un remède» a reçu le prix pour l’équipe «la plus vivante» alors que l’équipe des abeilles «Buzzing pour un remède» est celle qui a ramassé le plus d’argent. 

On a eu droit à un touchant témoignage des deux sœurs de la défunte Angèle Arsenault, Léonie Richard et Priscille Arsenault.  Le comité organisateur les avait choisies puisqu’Angèle est connue de tous dans la communauté.  «On savait que les gens seraient contents d’entendre l’histoire», expliquent les organisatrices.  

Dans leur témoignage, les deux femmes ont souligné la force de leur sœur : «La force de la vie, son grand amour pour la vie même dans la maladie.  Jusqu’aux deux dernières semaines, elle pensait encore qu’elle allait survivre.  Elle avait une force intérieure.  Elle ne se lamentait jamais». 

En entrevue, à la suite de leur témoignage, Léonie Richard a expliqué que ce n’était pas la première fois qu’elle faisait des hommages à leur sœur, elle l’a fait notamment à Caraquet, à Moncton et à Montréal.

Outre le témoignage, plusieurs activités animaient la soirée.  La très touchante marche des survivants s’est tenue en milieu de soirée et a provoqué de vives émotions chez les participants.  Aussi, les enfants pouvaient profiter de jeux gonflables et de se faire maquiller le visage.  De plus, des activités de bingo, de Zumba et une prestation musicale étaient ouvertes à tous.

La jeunesse aussi avait la chance de s’impliquer dans l’évènement.  En effet, la classe de cinquième année de l’école Évangeline a confectionné deux murales qui seront affichées dehors sur la piste de l’école après la soirée. 

«Toutes les années, on demande aux cinquièmes années de faire le projet, et cette année on n’a pas eu à demander; ils sont venus nous voir» a dit Annette Richard.  Comme quoi ça devient une tradition!


Les sœurs de la défunte Angèle Arsenault, mesdames Léonie Richard et Priscille Arsenault lors de leur témoignage.


La murale colorée confectionnée par la classe de cinquième année de l’école Évangeline.


- Par Sandrine Jouis

L'Île-du-Prince-Édouard en images