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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 5 février 2014

Assises de gauche à droite : Réjeanne Arsenault, Janine Gallant, Bernice Arsenault, Manon Glover, Aurella Arsenault, Yvonne Deagle, Marjolaine Ward, Louise Gallant, Lisa Marmen et Heather Carver.  Debout de gauche à droite : Karine Gallant, Thérèse Mahar, Justine Roy, Nathalie Malo, Simone Arsenault, Colette Arsenault, Marcia Enman et Melva Gallant.

À quelques jours du début de la Semaine de prévention de la violence familiale à l’Île-du-Prince-Édouard, Actions Femmes a tenu la seconde partie de son Congrès des femmes, dont la première partie avait eu lieu en novembre 2013.  

Lors de cette belle soirée relaxante et éducative, les femmes ont visionné une excellente conférence de la série TED, portant sur la violence au foyer.  

Leslie Morgan Steiner, dans sa conférence sous-titrée en français, a expliqué comment elle avait rencontré celui qui, croyait-elle, était l’amour de sa vie.  

«Il était charmant et me montrait que j’étais le centre de sa vie.  Cinq jours avant notre mariage, il m’a agressée, en mettant ses mains autour de mon cou.  Je ne pouvais plus respirer.  Et cinq jours plus tard, j’ai mis ma robe de mariée parce que je l’aimais.  Il était désolé et plus jamais il ne lèverait la main sur moi».  

Non seulement il a levé la main sur elle à nouveau, mais à plusieurs reprises, il lui a mis le canon d’un révolver sur la tempe.  

Finalement, Leslie Morgan Steiner s’est sortie de sa relation dangereuse.  Elle a brisé le silence et a raconté son vécu à tout le monde autour d’elle, pour que tous le sachent.  

Après sa conférence, accessible sur le Web, les femmes ont échangé certains commentaires, affirmant que des situations comme celles-là n’arrivent pas seulement aux États Unis et dans les grandes villes.  «En confidence, des femmes m’ont confié ce qu’elles vivaient, et je peux vous dire que ça arrive ici à l’Île, dans nos petits villages», a souligné une participante.  

Par la suite, les femmes ont été invitées à jouer un jeu de rôle, afin de montrer à quel point cela peut être difficile d’identifier les victimes et les agresseurs.  

La soirée s’est terminée par quelques chansons du chanteur Breton François Buret établi à Moncton.


Karine Gallant a animé la soirée.

- Par Jacinthe Laforest - 

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