FacebookTwitterRSS

 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 4 février 2015

Gabriel Arsenault fait confiance aux quelque 150 leaders communautaires pour arriver à un modèle de gouvernance qui portera le développement pendant les années à venir.   


À l’automne 2014, Gabriel Arsenault a entrepris un véritable marathon de rencontres communautaires pour informer et consulter les 24 organismes du réseau associatif francophone de l’Île-du-Prince-Édouard sur la gouvernance communautaire.  

«Le but de ces rencontres, en plus d’informer et de consulter, c’est aussi de solliciter l’engagement de ces organismes au processus que nous avons entrepris.  Sans cet engagement au processus, nous ne pourrions pas continuer.  Et jusqu’à présent, nous l’avons», soutient Gabriel Arsenault, qui a accepté de coordonner la mise en œuvre du renouvellement de la gouvernance communautaire.  

Aux fins du projet, on a identifié 24 organismes, 18 ayant des mandats provinciaux et les six autres étant les comités régionaux de la Société Saint-Thomas-d’Aquin.  «Jusqu’à présent, j’ai rencontré 20 des 24 organismes et je dois dire que les gens sont très ouverts au processus.   Les leaders comprennent que cette structure de 24 organismes est lourde, qu’elle entraîne du dédoublement et surtout, qu’elle consomme trop de précieuses ressources financières et humaines».

«Nous avons trop de gens qui accomplissent des tâches administratives chacun dans leur coin, alors qu’ils devraient faire du développement», dit Gabriel Arsenault.  

Pour aider à régler cela, on a identifié quatre grands domaines de services administratifs qui peuvent être partagés : les finances, les communications, les ressources humaines et l’évaluation et un quatrième service qui s’appellerait Recherche, analyse et planification.

«Nous pensons qu’en centralisant ces quatre grands domaines, nous allons libérer de précieuses ressources.  Et celui que nous ciblons de façon très concrète dès à présent est celui des finances.  C’est un grand besoin très tangible dans nos organismes, et c’est aussi un domaine qui demande des compétences précises, que tout le monde n’a pas.  Nous aimerions être en mesure de lancer notre service partagé dès le 1er avril.  Ce ne sont pas tous les organismes qui seront prêts ni même, intéressés, mais nous aimerions être en mesure de servir ceux qui le sont», indique Gabriel Arsenault.

Le dossier de la gouvernance communautaire n’a pas soudain surgi comme un cheveu sur la soupe.  Le rapport Bisson, en 2006, remonte à presque 10 ans, et il était lui même le fruit d’exercices communautaires qui avaient duré presque deux ans.  

«Ce que nous faisons maintenant, c’est la suite.  En 2010, nous avons adopté notre plan de développement global puis nous avons créé le Réseau des développeurs et d’autres mécanismes provinciaux pour permettre de mieux nous concerter et de mieux orienter le développement.  Puis, nous avons mis sur pied la Commission sur la gouvernance communautaire qui a produit son rapport et 10 recommandations.  Nous sommes dans la continuité de tout cela et dans la mise en œuvre des recommandations.  Ce n’est pas facile de suivre toutes les étapes, mais le message qu’on veut passer, c’est qu’on veut arriver à une gouvernance saine, efficiente et efficace.  Notre but n’est pas de maintenir, ni d’abolir des organismes, c’est d’assurer un meilleur développement, et cela semble aussi être ce que les leaders communautaires recherchent», indique Gabriel Arsenault.

Parallèlement au dossier des services administratifs partagés, certains aspects de la structure sont à l’étude.  «Nous faisons face à des changements démographiques et culturels et à l’épuisement des bénévoles.  Cette constatation nous amène à des préoccupations existentielles comme la sensibilisation, le recrutement et la rétention des élèves dans nos écoles.  C’est pour cela que nous discutons avec nos dirigeants scolaires et communautaires», insiste Gabriel Arsenault qui précise que ce travail est mené par la commission scolaire de langue française.  

Gabriel Arsenault rassure toute la communauté.  Les décisions et les changements viendront en temps et lieu et rien ne sera imposé à personne.  «Nous avons au moins 150 leaders communautaires dans notre réseau structuré et je leur fais confiance pour comprendre les enjeux et se prendre en main», assure-t-il.  

- Par Jacinthe Laforest 

L'Île-du-Prince-Édouard en images