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Le 26 novembre 2014

Nick Arsenault a signé avec plaisir les livres achetés lors du lancement.


Les histoires du bon vieux temps sont toujours captivantes à écouter et à lire.  Et c’est encore mieux quand ces histoires sont racontées par des gens qu’on connaît et qu’elles parlent de gens qu’on connaît.  

C’est ce que propose le livre «Parlons un peu du bon vieux temps», lancé le 23 novembre au Musée acadien à Miscouche.  D’abord publiés dans La Voix acadienne sous la rubrique du même nom, les entretiens réalisés par Nick Arsenault ont été regroupés dans un livre qui compte 51 belles histoires.  

«J’ai lu les histoires religieusement chaque semaine dans La Voix acadienne, et je vais de nouveau les lire», a indiqué Jeannita Bernard.  Pour elle, ces histoires sont le reflet d’un passé qu’on a plus le temps de se remémorer.  «C’est important de conserver et de partager tous ces souvenirs pour les faire vivre.  Ça ouvre aussi les conversations.  Les jeunes posent des questions», dit Jeannita Bernard.  

Georges Arsenault, qui était le maître de cérémonie lors du lancement, et qui est depuis longtemps habité par sa passion pour la petite histoire, s’est dit convaincu que cet ouvrage serait une belle ressource pour un bon bout de temps.  

L’auteur, Nick Arsenault, égal à lui-même, a pris la parole pour dire à quel point ce projet avait influencé sa vie.  «Il y en a qui savent.  À force de rencontrer des gens qui avaient une petite ferme dans le passé, ça m’a donné envie d’avoir des poules», a-t-il lancé.  

Il a expliqué que ses rencontres hebdomadaires avec les gens étaient toujours le moment le plus précieux de la semaine.  «C’est l’article qui était le plus important pour moi.  Mais des fois, c’était compliqué.  Par exemple, Jos à Fidèle.  Ça faisait deux heures qu’on jasait et il n’avait rien dit.  J’ai dû retourner une deuxième fois.  Et là, j’avais quatre heures d’enregistrement à écouter pour mon histoire.  Mais c’était aussi le fun.»

Il a mentionné à quel point il était reconnaissant aux gens de l’avoir accueilli à bras ouverts lors de ses visites même si parfois, ils ne savaient pas trop ce qu’il recherchait.  

Germaine Arsenault était pour sa part, convaincue qu’elle et son mari n’avaient rien à raconter.  Et pourtant, lorsque son mari Léo s’est mis à dire qu’il avait travaillé à la construction du Centre des arts de la Confédération et qu’il avait aussi travaillé à construire le pont, c’était merveilleux.  

Le livre est un projet de La Voix acadienne, publié avec l’appui financier du fonds Î.-P.-É. 2014.  Patricia Devine, la représentante de l’organisme, était très heureuse du projet.  «C’est un projet idéal pour 2014.  C’est un legs d’une grande valeur parce que ça donne une voix à plein de gens qu’on entend rarement.  Et pour moi c’est aussi précieux, car ça m’aide à découvrir la communauté acadienne et à redécouvrir mes racines», dit la responsable des communications pour Î.-P.-É. 2014.  

Donna Lavoie, présidente de La Voix acadienne, estime que le livre est très important.  «La valeur patrimoniale n’est pas mesurable.  Ça va servir à plusieurs générations», croit Mme Lavoie, qui a aussi beaucoup apprécié le disque qui est inclus dans chaque livre et permet d’entendre des extraits de presque chaque intervenant.  


Yvonne Doucette de Rustico, Aldine Richard de Saint-Raphaël, et Alcide Bernard de Wellington ne pouvaient pas quitter le livre des yeux. 


Zélica Arsenault est une des vedettes du livre «Parlons un peu du bon vieux temps», publié par La Voix acadienne et présentement en vente. Tenant le livre à la page où on voit son histoire, Zélica est entourée de membres de sa famille.  Tout près d'elle, il y a son mari Joseph et son fils Alfred.  Vers la gauche, sa fille Paula (qui prend la photo) est accompagnée de son conjoint et de ses enfants.  Ils ont voulu capter ce précieux moment.  

- Par Jacinthe Laforest

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