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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 18 décembre 2013
Par Jacinthe Laforest

Ce n’était pas la première fois que les élèves de classes françaises participaient au Jour du Souvenir acadien, mais cette année, leur participation était augmentée et encadrée de pédagogie.

«Lorsque j’ai été appelée à organiser cette cérémonie, j’ai voulu que les jeunes aient plus qu’un rôle de figuration.  J’ai voulu qu’ils fassent l’expérience avec une approche et des outils qui sont ceux de leur génération», a indiqué Fatiha Enniri qui, avec une classe de François-Buote et une classe de Saint-Augustin, a conçu un projet intitulé «Fais-moi semer tes valeurs».

«Fais-moi semer tes valeurs», ça veut dire «partage avec moi tes valeurs pour que je les fasse connaître et grandir à mon tour».   Au cours de discussions précédant le 13 décembre, les jeunes avaient identifié des questions qu’ils voulaient poser aux participants «adultes» à la cérémonie.  Les réponses étaient enregistrées avec les téléphones cellulaires et éventuellement, ils seront utilisés comme base pour des projets multimédias d’art et de construction identitaire.

«Moi qui ai étudié en cinéma, je vois déjà qu’il serait possible de faire un court métrage avec ce projet», dit Fatiha.  

Les élèves des deux classes participantes ont recueilli plusieurs témoignages qui les ont aidés à se faire une idée plus précise de l’importance de Jour du Souvenir acadien, dont c’était la sixième édition.

«J’ai aimé ça et j’ai appris plusieurs choses.  Quand j’ai entendu que la moitié des déportés n’était pas plus vieille que moi, ça m’a frappée», dit Alison Gagnon de l’école François-Buote. 

Ce vendredi 13 décembre, le froid était au rendez-vous et il ventait aussi très fort sur les collines dénudées du lieu historique Port-la-Joye-Fort Amherst.  Le maître de cérémonie, Georges Arsenault, n’a pu s’empêcher de faire un lien entre les conditions difficiles des réfugiés syriens au Liban, et celles des déportés acadiens au 18e siècle.  

Georges Arsenault a aussi rappelé que l’été prochain, aux alentours du 28 juillet, présume-t-il, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada devrait inaugurer un monument certifiant l’importance nationale de la Déportation de 1758.   

Le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Alan McIsaac, a qualifié les événements de la Déportation comme une «tache indélébile sur notre histoire commune».    


Juliet Downey de François-Buote, Gabriel Arsenault de la SSTA et Jérémie Buote de Saint-Augustin, ont déposé la couronne du souvenir au monument de l’Odyssée acadienne.  


Les élèves ont eu beaucoup de plaisir à participer au Jour du Souvenir acadien.

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