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Nathalie Malo (à droite), présidente de Actions Femmes Î.-P.-É., animait une table ronde qui a été bien appréciée lors du Congrès des femmes du 23 novembre dernier à Summerside.


Le mercredi 27 novembre 2013

Par Jacinthe Laforest

Si on se fie aux priorités identifiées par les participantes au Congrès des femmes du 23 novembre dernier, il y aura d’autres rencontres dans ce genre.  «Je pense que les femmes qui étaient ici ont aimé leur journée.  Personnellement, j’aurais aimé que l’on attire plus de femmes que l’on ne voit pas souvent, ou qui ne sont pas connues du tout dans la communauté, mais nous sommes satisfaites de la journée», a indiqué Nathalie Malo, présidente d’Actions Femmes Î.-P.-É.  

«Selon les priorités qu’elles ont identifiées, les participantes nous disent qu’elles veulent d’autres rencontres, plus ou moins formelles, pour discuter, pour échanger.  Elles nous ont dit qu’elles auraient aimé avoir plus de temps pour parler en atelier.  C’est signe qu’elles ont trouvé les sujets intéressants et qu’elles auraient aimé approfondir et échanger plus», souligne la présidente.  

Quatre ateliers étaient offerts sur deux rotations.  Chaque femme pouvait donc en suivre deux seulement.  Parise Nadeau, psychologue, offrait un atelier sur l’autocritique; Audrey Gee-Arsenault abordait les langages d’amour;  Colette Arsenault parlait des relations saines et Carole Gallant parlait de l’alimentation saine et abordable.  

«Depuis plusieurs années, mon mari et moi suivons des formations de développement personnel pour notre couple et l’atelier que j’ai offert aujourd’hui est basé sur les livres de Gary Chapman : «Les langages d’amour»», a souligné Audrée Gee-Arsenault après son atelier.

Les langages d’amour sont les gestes et les témoignages qui ont plus ou moins de signification pour chaque personne : les cadeaux, les paroles valorisantes, les services rendus, le contact physique, la présence de qualité, pour n’en nommer que quelques-uns.  

«Parfois une personne va faire un beau cadeau à une autre pour lui dire qu’elle l’aime, alors que pour l’autre, les cadeaux n’ont pas autant d’importance que la présence.  L’important, c’est de se sentir aimé.  Il faut donc apprendre et comprendre le langage d’amour des gens qu’on aime pour qu’ils sachent qu’on les aime», dit Mme Gee-Arsenault.  

Colette Arsenault a pour sa part décrit les essentiels d’une bonne relation, peu importe l’âge, le revenu, le niveau d’instruction, la culture, la religion ou le sexe.  Ces essentiels sont la dignité, l’égalité, la responsabilité, la justice, l’empathie, l’engagement et la maîtrise de soi.  

Parise Nadeau a donné des façons de ne pas se laisser limiter et conditionner par l’autocritique, qui vient parfois de messages reçus lorsqu’on était enfant et qui se sont incrustés dans les replis de notre inconscient.

Carole Gallant a quant à elle parlé de la façon dont on peut bien se nourrir en faisant des choix judicieux, sans nécessairement dépenser autant qu’on le pense généralement.  

Cela rejoint une autre priorité identifiée par les femmes : l’éducation financière.  Comment par exemple, investir, ou s’assurer que nos noms figurent sur les documents de propriétés, afin de se protéger advenant une séparation difficile.  

On souhaite aussi qu’Actions Femmes prenne un certain leadership pour aider les familles qui ont des enfants adolescents.  «C’est un âge difficile, et aucun organisme ne semble avoir le mandat d’appuyer les familles qui ont des enfants de cet âge, un peu comme Cap enfants le fait pour les jeunes familles», rappelle Nathalie Malo.


Parise Nadeau a donné un atelier sur l’autocritique.


Carole Gallant a donné un atelier sur l’alimentation saine et abordable.  

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