FacebookTwitterRSS

 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 17 septembre 2014
Florina Gallant, 92 ans, est la doyenne d’Abram-Village.  Elle a coupé le gâteau avec Roger Gallant, président du conseil municipal, le 14 septembre. 


Les dirigeants d’Abram-Village ont souligné le dimanche 14 septembre, le 40e anniversaire de l’incorporation de leur beau village.  Quarante ans, ça semble peu, mais comme l’a souligné l’historien Georges Arsenault, qui est natif de ce village, il ne faut pas oublier que les premiers colons sont arrivés en 1812, comme l’ont souligné les célébrations du bicentenaire de Baie-Egmont et de Mont-Carmel, en 2012.  

La municipalité d’Abram-Village prépare son 40e anniversaire depuis plus d’un an.  En effet, la municipalité a présenté une demande de financement à Î.-P.-É. 2014 et a obtenu plus de 20 000 $ pour réaliser trois fresques murales en trois dimensions, qui ont été installées tout récemment.  

Les œuvres ont été réalisées par Lynn Gaudet et elles représentent trois grands secteurs d’activité de la communauté.

Le secteur de l’économie en général est représenté par une magnifique œuvre mettant l’accent sur l’agriculture et la pêche, ainsi que sur le domaine de la construction.  Selon la rumeur, les deux gars qui sont représentés en train de peindre la fresque seraient David et Roger Arsenault, les propriétaires de Wellington Construction.  

Malgré son nom, cette compagnie est établie à Abram-Village et elle a été fondée en 1974 par le père de Roger et David, Alphonse, aujourd’hui décédé.  La compagnie a donc 40 ans, comme le village.  

La magnifique œuvre murale a été installée tout récemment sur une des granges d’Alfred Arsenault d’Urbainville.  «J’ai accepté parce que ça rend service et que ça me dérange pas du tout», a dit Alfred Arsenault.  

Le secteur de l’éducation et de la formation professionnelle est représenté sur le devant de l’école Évangéline.  On voit des gens qui pratiquent différents métiers et qui représentent aussi la diversité culturelle grandissante de la communauté.  Lynn Gaudet avoue qu’elle s’est sentie proche de cette œuvre en particulier.  «J’ai enseigné à cette école, à la maternelle, et sans que ça paraisse trop, j’ai représenté certains de ces anciens élèves.  Et aussi, j’ai représenté des amis qui font certains métiers.  Et la première à gauche, c’est Angèle Arsenault accompagnée de Zakk Cormier», a indiqué l’artiste, qui a caché des secrets dans les trois grandes œuvres.  La directrice de l’école Évangéline, Jeanne Gallant, est très fière de cet ajout sur son école.  «Nous avons de très bons commentaires et les élèves aiment cela aussi», a dit la directrice.  

Le troisième grand secteur représenté dans le cadre de ce projet est celui des loisirs en général et du hockey, en particulier.  «Cette œuvre n’est pas encore finie.  Nous allons ajouter du patinage artistique et de la musculation, pour illustrer un peu mieux une variété de sports», a indiqué Gilles Arsenault, qui était responsable du projet d’embellissement du village.  Pour l’instant, une équipe de hockey a été installée juste au dessus de l’entrée de l’aréna.  

Des citoyens fiers de leur village

Nous avons interrogé plusieurs citoyens de ce beau petit village pour savoir de quoi ils étaient le plus fiers : le système d’égouts a été mentionné plusieurs fois, de même que la beauté des maisons, la sécurité, l’éclairage, l’école, l’aréna et le fait que le village soit resté français.  

«Je ne veux pas aller ailleurs.  Mes enfants sont proches de moi, je veux continuer de vivre ici dans ce beau village», dit Florence Arsenault Gillis, qui est pourtant native de Saint-Gilbert.  

- Par Jacinthe Laforest

L'Île-du-Prince-Édouard en images