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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 4 juin 2014

Environ 300 personnes se sont rassemblées le vendredi 30 mai, pour lutter contre le cancer.   Le mini Relais pour la vie, un évènement annuel à l’école Évangéline qui a pour but d’amasser des fonds pour la recherche contre le cancer, a prouvé, encore une fois, «qu’une petite communauté peut faire une grosse différence».  

Ce slogan encourageant, qui se réitère depuis sept ans, est une des valeurs primordiales de la présidente du comité organisateur, Kaylee Arsenault.  

«Je suis ici parce j’adore ma communauté et que j’y crois beaucoup», indique-t-elle. «Cette campagne de financement est une preuve du potentiel de la région et nous rassemble d’une façon émouvante.  C’est pour ça que j’adore le mini Relais!»

Le comité organisateur, composé du Conseil scolaire et communautaire Évangéline et de plusieurs élèves et membre du personnel de l’école Évangéline, travaille depuis février dernier pour monter l’évènement qui a duré de 17 h à 22 h 15.  

Durant ces cinq heures, il y a eu des présentations captivantes, un hommage touchant, du divertissement musical et de l’activité physique.  «C’était un comité très dynamique avec qui j’ai adoré travailler», ajoute la présidente, satisfaite de son succès bien mérité.  «C’est beau de constater les résultats positifs de toutes les heures investies dans ce projet».

L’évènement le plus marquant de la soirée a été le témoignage livré par Blair Arsenault.  Cela fait déjà quatre ans que sa femme, Eva, a perdu sa lutte contre le cancer.  

Lors de son discours touchant, il a souligné que comme enseignante, Eva était connue pour son engagement continu et son intérêt pour les autres.  Suite à des anecdotes attendrissantes au sujet de leur fille adoptive Brielle, leurs voyages de pèlerinage et la force courageuse de sa femme lors de sa maladie, Blair a conclu avec le message inspirant «de vivre pleinement tous les jours grâce à ceux qu’on aime et ceux qui nous entourent, car il y a tant de belles choses à apprécier dans la vie».  La foule entière était émue par ses paroles de sagesse.  

Velma Durant, membre du comité organisateur, explique que son intérêt pour le mini Relais pour la vie provient de plusieurs sources.  «Premièrement, je fais ça pour ma communauté, mais aussi je fais ça en mémoire de ma meilleure amie Eva et de ma mère, décédée l’an dernier du cancer.  La liste de ceux qui j’ai perdus à cause du cancer ou de ceux qui sont atteints du cancer est longue, donc c’est ma façon de les reconnaitre», conclut-elle. 

Cette année, la somme totale de fonds amassés n’était que de 4 659 $, donc un déclin significatif par rapport aux années précédentes.  90 % des fonds amassés iront à la Société canadienne du cancer et les 10 % restant iront à un organisme local qui œuvre pour le bien être des jeunes.  

Malgré cette dépréciation, les participants ont quand même démontré un esprit remarquable avec cinq équipes dynamiques, des individus généreux et 18 survivants puissants pour la marche commémorative.  

Annette Richard du CSCÉ explique qu’il y a plusieurs raisons pour cette diminution de participants et de soutiens financiers.  «En raison de toutes les activités de fin d’année scolaire, nous étions très limités pour des dates», explique-t-elle.  «Par conséquent, nous avons dû choisir la même soirée que le relais à Summerside qui accueille plusieurs membres de notre communauté.  C’était un choix difficile, mais nous avons beaucoup d’espoir et d’optimisme pour les années à venir», affirme-t-elle.  

Outre le choix de date, plusieurs membres de la communauté ont exprimé qu’ils auraient aimé voir une plus grande publicité et un changement quant au déroulement de l’évènement.  

Avec une température très agréable et un beau ciel dégagé, c’était une soirée parfaite, malgré les mouches noires.  Tout le monde avait des sourires aux visages pour la marche des survivants, des sourires d’espoir.  

«C’est une des activités les plus appréciées de la soirée, car nous témoignons tout le courage et le succès des ces individus devant nos yeux,» souligne la présidente.  «C’est très inspirant.» 

La soirée a pris fin par la marche illuminée dans une ambiance de réflexion et d’introspection.


L’Arbre de l’espoir.  Le Collège Acadie de l’Î.-P.-É. a préparé une équipe sur le thème de l’arbre de l’espoir.  De gauche à droite, Katherine Arsenault, Réjeanne Arsenault, Yvonne Gallant, Claudette McNeill, Christine Arsenault, Colette Aucoin, Robert Bullen, Donald DesRoches, Marie-Paul Elemo, Mélanie Gallant et son fils Noah.  


Les ailes de l’espoir.  L’équipe de hockey Red Wings a créé une équipe pour entourer Paula Gallant, la mère du gérant de l’équipe, Jean-Claude Gallant.  De gauche à droite, on voit Cédric Gallant, Norma Gallant, Janine Gallant, avec ses deux filles, Jolene (dans ses bras) et Gabrielle (au premier rang) et son mari Jean-Claude.  On voit ensuite Shirley Bernard, Judy Arsenault, Évangéline Gallant, Paula Gallant et Ernest Gallant. 


Blair Arsenault livre un témoignage en mémoire de son épouse Eva.  

- Par Taylor Arsenault -

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