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Le 1er novembre 2016

Nathalie Richard de l’école Évangéline déposera un lampion sur la tombe de son grand-père, Tilmon Arsenaultle 10 novembre  au cimetière de Wellington.  

L’an dernier, l’enseignante en sciences humaines au secondaire à l’école Évangéline, Josée Babineau, avait demandé et obtenu des fonds d’Anciens Combattants Canada pour organiser une cérémonie pré 11 novembre, auxquels les élèves seraient invités à participer.   

C’est ainsi que le 10 novembre 2015, la mémoire des vétérans enterrés au cimetière de Mont-Carmel a été honorée par une cérémonie qui s’est tenue à la brunante, dans un esprit de recueillement et de respect.  

Cette année, une fois encore, Josée Babineau a demandé et reçu des fonds pour poursuivre l’expérience, cette fois au cimetière de Wellington, situé au tout début du village de Richmond.  

«Nous avons identifié les tombes de 28 anciens combattants qui sont enterrés dans ce cimetière.  Chacune de ces tombes sera garnie d’un lampion symbolique.  De plus, un élève montera la garde devant chacune des 28 tombes, le temps de la cérémonie», a expliqué l’enseignante.  

Pour elle, cette cérémonie permet aux jeunes de réfléchir, de consacrer quelques minutes de leur temps à la mémoire d’un ancien combattant, et de rendre hommage à sa vie.  Nous n’avons vraiment aucune idée de ce qu’ils ont vécu là-bas», a soutenu l’enseignante.  

Nathalie Richard, une élève de 12e année, est bien d’accord avec cela.  «Mon grand-père est enterré dans ce cimetière.  Ça fait seulement cinq ans qu’il est mort alors je l’ai connu, mais je ne l’ai jamais entendu raconter des histoires de la guerre.  Ce n’était pas des bons souvenirs pour lui», dit la jeune femme.  Nathalie est la fille de Kelly et Desmond Richard, et son grand-père, Tilmon Clovis Arsenault, était le père de sa mère.  Il a fait la Seconde Guerre mondiale. 

La cérémonie du 10 novembre à Wellington s’organise en collaboration avec la légion locale, la Légion royale canadienne de Wellington, qui sera bien représentée.  «Le président, David Gallant, fera une présentation sur le rôle de la Légion dans la salle paroissiale, située au sous-sol de l’église Immaculée-Conception, au début de la rencontre.  Ensuite, tout le monde se rendra au cimetière.  On croit que le tout va commencer vers 15 h 45 et se terminer au plus tard à 17 h, pour profiter des lueurs du coucher du soleil».

Au cimetière, les membres de la Légion vont accorder aux défunts tout le respect qui leur est dû, selon les traditions bien établies du Jour du Souvenir, incluant la cérémonie de la Dernière sonnerie, des deux minutes de silence puis du Réveil.  

La Dernière sonnerie (connue en anglais comme le Last Post) est jouée par un clairon.  Traditionnellement, la Dernière sonnerie est jouée à la fin de la journée pour signaler «l’extinction des feux».  Dans une cérémonie commémorative, la pièce symbolise la mort.  

Le Réveil, (pièce connue en anglais comme le Rouse) qui est aussi joué au clairon.  Selon la tradition, Le Réveil est la première sonnerie du matin; elle sert à réveiller les soldats.  Pendant la cérémonie, on joue la pièce pour marquer la résurrection de l’esprit des soldats morts à la guerre.  

Josée Babineau a obtenu d’Anciens Combattants Canada la liste des vétérans qui sont enterrés à Wellington, du moins, ceux dont les tombes sont prises en charge par le ministère, ce qui n’est pas toujours le cas.  «Nous avons aussi trouvé un ancien combattant enterré à Wellington qui ne figure pas sur la liste officielle.  Nous ne voulons oublier personne», a insisté l’enseignante.  



- Par Jacinthe Laforest

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