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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 26 octobre 2016

Karine Gallant, coordonnatrice de JAFLIPE.

Tout récemment, Jeunesse Acadienne et Francophone de l’Î.-P.-É. (JAFLIPE) a lancé son guide destiné aux organismes «adultes» afin de les aider à faire plus de place aux jeunes.  

«Ce que les adultes disent souvent, c’est que les jeunes ne sont pas intéressés et ce que les jeunes disent c’est que personne ne fait appel à nous.  En même temps, ils ne veulent pas être utilisés pour combler un quota.  Ils veulent participer de façon pertinente, dans leur communauté», a indiqué Karine Gallant, coordonnatrice de JAFLIPE, l’organisme qui a le mandat de mobiliser les jeunes de langue française de 12 à 25 ans.  

Daniel Gallant, qui est le conseiller sénior, au conseil de direction de JAFLIPE, soutient que le nouvel outil a aussi pour but de faire éclater quelques clichés.  «Il y a des jeunes qui aiment les jeux vidéos et les sports, mais pas tous.  Les adultes doivent arrêter de nous dire ce qu’on aime et ce qu’on devrait aimer, et ils devraient commencer à nous écouter», a indiqué Daniel Gallant, de Charlottetown.  

Le président de JAFLIPE, Adrien Buote, veut en particulier que ce qu’il appelle «Le gavage d’identité» cesse au plus vite.  

«Au lieu de nous imposer la fierté et de nous dire de quoi et de qui nous devrions être fiers, laissez-nous trouver en nous, dans nos idées et nos actions, des sources de fierté», a indiqué le président.  

Cet outil intitulé «PAR et POUR les JEUNES» veut inciter les organismes, et les décideurs en général, à commencer dès maintenant à créer une société engagée grâce aux jeunes.  

On sait que les habitudes de vie acquises à l’adolescence durent longtemps.  C’est vrai des mauvaises habitudes, et c’est aussi vrai des bonnes habitudes.  Il s’agit donc du moment idéal, dit JAFLIPE, pour favoriser l’implication des jeunes dans le monde qui les entoure.  

Il y a différentes façons d’atteindre cet objectif et le guide de JAFLIPE en propose quelques-unes: 

• Avant d’organiser une activité jeunesse, rassembler les jeunes pour qu’ils inspirent ou fassent partie du comité d’organisation;

• Consulter un groupe de jeunes sur ce qu’ils aimeraient voir avant d’établir sa programmation annuelle;

• Implanter un comité de consultation jeunesse dans son organisme; etc.  

Le guide du «PAR et POUR les JEUNES» propose des réflexions, une façon d’évaluer le travail des organismes, à travers la lentille de l’engagement jeunesse.  

L’échelle de Hart, une échelle qui permet de mesurer le niveau d’implication dans un groupe, est particulièrement révélatrice.  Chaque niveau est expliqué et permet à un organisme d’orienter ses efforts.  

Le développement de cet outil par JAFLIPE a été rendu possible par des fonds, octroyés à l’organisme, pour développer une stratégie d’engagement jeunesse.  «Nous y travaillons depuis quelque temps et nous obtenons des résultats.  Cette prise en main, par le PAR et POUR les JEUNES, nos discussions avec la Commission scolaire de langue française, et même cet outil, ce sont de réelles avancées dans le degré d’engagement des jeunes.  Mais nous n’avons pas reçu le financement pour poursuivre la mise en œuvre comme nous aimerions le poursuivre.  C’est frustrant…», a indiqué Karine Gallant, appuyée des signes de tête de son président, Adrien Buote et du conseiller sénior, Daniel Gallant.  

JAFLIPE voudrait, idéalement, que la lentille jeunesse, et le désir d’impliquer les jeunes de façon pertinente et constructive soit une des valeurs de base dans la mise en œuvre du Plan de développement global conjoint, scolaire et communautaire, qui devrait entrer en vigueur en 2017.  

- Par Jacinthe Laforest

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