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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 19 octobre 2016

Francine Desmeules, de Charlottetown, a mérité le Certificat honorifique de citoyenneté acadienne.  Elle est entourée Georges Arsenault et du président de la Société Saint-Thomas-d’Aquin, Guy Labonté.


Depuis plusieurs années, la Société Saint-Thomas-d’Aquin profite de son assemblée annuelle pour présenter le Certificat honorifique de citoyenneté acadienne, un prix symbolique qui vise à souligner les contributions de personnes, qui ne sont pas d’origines acadiennes insulaires, à la francophonie de l’Île.  

Cette année, le certificat a été octroyé à Francine Desmeules de Charlottetown.  Dans sa présentation de la récipiendaire, Georges Arsenault a insisté sur le fait que Francine Desmeules a grandement contribué à la vie acadienne et francophone dans la province.

Née en Nouvelle-Écosse de parents acadiens originaires du Nouveau-Brunswick, Francine a grandi principalement au Québec, mais sa famille a aussi habité en Ontario et à Terre-Neuve. 

Francine est venue demeurer à l’Île-du-Prince-Édouard en 1976.   Dix ans plus tard, elle a déménagé à Ottawa pour le travail, mais elle nous est heureusement revenue en l’an 2000.

Bibliothécaire de formation, son premier emploi a été à la bibliothèque Robertson de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard.  Elle s’est vite intégrée à la petite communauté francophone de Charlottetown, devenant membre active du Centre culturel Port-Lajoie où elle a occupé les postes de trésorière et de vice-présidente.

«En 1980, Francine s’est jointe à la Société Saint-Thomas-d’Aquin, à titre d’assistante recherchiste dans le cadre du Projet d’histoire et de culture acadiennes, dont j’étais moi-même le coordonnateur», a précisé Georges Arsenault.  En 1981, elle est devenue la coordonnatrice culturelle de la SSTA, poste qu’elle a occupé jusqu’en 1984.  

Cette année-là, elle a décroché un poste au ministère des Anciens Combattants à Charlottetown.  Deux ans plus tard, elle a pris un poste aux Anciens combattants à Ottawa avant de passer à l’emploi du Musée canadien de la nature.

«Pendant ses années à Ottawa, Francine n’a jamais oublié ses amis de l’Île et elle a maintenu le contact, grâce surtout à La Voix acadienne», a rappelé Georges Arsenault.   

Après 14 ans comme fonctionnaire à Ottawa, Francine a eu envie de revenir à l’Île et l’occasion s’est présentée en l’an 2000 où elle a commencé à travailler au Carrefour de l’Isle-Saint-Jean, où elle a occupé plusieurs postes, avant de retourner à Anciens Combattants, où elle travaille toujours. 

Depuis son retour à l’Île, Francine s’investit comme bénévole dans plusieurs organismes, d’abord avec le festival Rendez-vous Rustico puis avec le Festival acadien de Charlottetown, la Fédération culturelle de l’Île-du-Prince-Édouard, l’Association des femmes acadien-nes et francophones de l’ÎPÉ (maintenant Actions Femmes) et La Voix Acadienne où elle été présidente pendant trois ans. 

Francine a aussi été trésorière au bureau de direction de la SSTA de 2012 à 2014.

«C’est donc très évident que Francine Desmeules s’est véritablement intégrée dans la communauté acadienne et francophone de l’Île.  Je connais Francine depuis environ 35 ans et nous sommes devenus de bons amis. Depuis longtemps, je la considère comme une vraie Acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard.  Je suis donc ravi que la SSTA lui décerne aujourd’hui le Certificat honorifique de citoyenneté acadienne de l’Î.-P.-É.  Et je suis certain que comme moi vous applaudissez ce beau geste de notre société», a conclu Georges Arsenault.  

Lorsqu’elle a reçu le prix, Francine Desmeules a mentionné qu’elle était déjà aux trois quarts une Acadienne, même si son nom n’est pas acadien.  «Maintenant, avec ce certificat, je suis 100 % Acadienne».  

- Par Jacinthe Laforest

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