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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 26 mai 2016

Le bénévolat fait partie de la vie de Michelle Blanchard depuis l’enfance.  «Lorsque nous étions jeunes, ma sœur Nicole et moi, nos parents étaient très engagés.  Ils allaient à des réunions, ils travaillaient pour des causes qui leur tenaient à cœur.  La pomme n’est pas tombée loin de l’arbre», raconte Michelle Blanchard, encore surprise de faire partie des premiers récipiendaires de la Médaille du souverain pour le bénévolat.  

Le prix qui s’appelait le Prix du gouverneur général pour l’entraide existait depuis plusieurs années.  Il a été rebaptisé et les lauréats de 2016 sont les premiers à recevoir la nouvelle mouture de ce prix.  

«Je ne fais pas plus que bien des gens.  Et le bénévolat que je fais est très agréable pour moi.   Ce n’est pas un sacrifice ni une corvée.  Je le fais parce que ça me permet de passer du temps avec des personnes que j’apprécie».

Michelle Blanchard a une formation en musique et elle aime le milieu artistique.  Présentement, elle a deux grandes causes : elle termine son deuxième mandat de deux ans à la présidence de la Fédération culturelle de l’Île-du-Prince-Édouard et elle est aussi membre des amis de The Dunk (Friends of the Dunk).

The Dunk, c’est une des salles de spectacles fétiches de l’Île-du-Prince-Édouard.  Située dans la région très champêtre de Breadalbane, The Dunk est devenu un lieu culte autant pour les artistes que pour les publics.  

«Cela a été démarré par Hal Mills.  Il est décédé l’an dernier.  Cela a été une grande perte.  Toujours très généreux avec les artistes, en plus de leur donner l’occasion de jouer, il leur remettait toujours la totalité des recettes à la porte et il ne gardait jamais rien pour lui, pas même pour payer ses dépenses.  C’est pour l’appuyer que nous avons formé les Amis de The Dunk.  Grâce à nos collectes de fonds, nous étions capables de payer les dépenses encourues par Hal, pour les spectacles.  Et ça va continuer, car sa fille veut acheter la propriété et continuer son œuvre.  Et nous allons l’aider», insiste Michelle Blanchard.  

Grâce à son implication avec cet organisme, Michelle Blanchard a assisté à de nombreux spectacles, a découvert des artistes incroyables et elle a même rencontré son conjoint, à ce club populaire, The Dunk.  

À la Fédération culturelle de l’Île-du-Prince-Édouard, Michelle Blanchard apprécie, là aussi, le contact privilégié avec les artistes.  «Dans mon rôle, je suis impliquée de l’intérieur, dans le développement global des arts dans la francophonie à l’Île et dans la culture en général.  Je viens d’une famille où la culture et le patrimoine étaient valorisés et je veux que ces valeurs se transmettent à la prochaine génération».

Comme les hommes et les femmes de sa génération se sont engagés dans leurs communautés respectives à la suite de leurs parents, Michelle Blanchard a confiance que la prochaine génération saura, elle aussi, se relever les manches et faire preuve d’altruisme.  

«Il y a de plus en plus d’études qui disent que l’altruisme et l’entraide mènent au bonheur.  Ce n’est pas sorcier.  Je fais cela pour être heureuse», dit Michelle Blanchard.  

Alors que son passage à la présidence de la FCÎPÉ approche de son terme, Michelle Blanchard a déjà une cause dans sa mire, à laquelle elle voudrait consacrer du temps.  «Je veux que notre Premier ministre Wade MacLauchlan présente des excuses aux Acadiens au nom du gouvernement provincial, pour nous avoir menés au bord de l’assimilation complète, en faisant disparaître nos écoles.  Je rencontre encore des gens qui se savent Acadiens et qui ont l’impression qu’ils ne sont pas complets, parce qu’ils ne parlent pas le français.  Des excuses les aideraient à guérir», croit-elle.  

Par ailleurs, elle vient tout juste de former une petite compagnie de consultation, pour réaliser des projets reliés aux arts, aux communications, ainsi que dans l’animation et la résolution de conflits.  


Michelle Blanchard était l’animatrice de la soirée éclectique Music Mosaic, présentée dans le cadre du festival de musique May Run.

- Par Jacinthe Laforest

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