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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 11 mai 2016
Le comité de direction du projet de l’école citoyenne communautaire dans la région Évangéline est composé entre autres de Patricia Richard du Réseau Santé en français, Janine Gallant de Cap enfants et présidente du comité, Nick Arsenault, du Conseil scolaire-communautaire Évangéline (CSCÉ), Joceline LeBlanc, représentante des élèves, Chuck Arsenault, président du CSCÉ, Josée Babineau, représente sur la photo le centre Pomme et Rinette et Paulette LeBlanc, directrice de l’école Évangéline.  Absents de la photo :  Anne Bernard-Bourgeois, Francine Arsenault, Donald DesRoches, Pierrette Arsenault, Greg Urier et Jeanne Gallant.

Le 25 mai prochain sera une journée très importante.  Ce sera d’abord la grande fête de clôture du 25e anniversaire de la gestion scolaire francophone à l’Île.  

Pour les habitants de la région Évangéline, la fête se poursuivra en soirée, avec une réunion publique très importante.  C’est à ce moment-là qu’on présentera les détails d’un projet de développement qui est en planification depuis des mois voire des années.  

«Il y a eu des démarches et des efforts plus ou moins concertés depuis, mais c’est depuis juin 2014 que nous avons formalisé notre comité et que nous avons foncé, pour obtenir des résultats.  Presque deux ans plus tard, nous sommes prêts à présenter notre projet au public», a indiqué Janine Gallant, qui est la présidente du comité directeur d’un projet pour transformer l’école Évangéline en école citoyenne communautaire.  

«Nous avons réuni de nombreux partenaires qui représentent des secteurs importants de la communauté.  Ce que nous voulons, ce n’est pas nécessairement une plus grande école Évangéline.  Nous voulons un véritable centre scolaire et communautaire, avec des installations pratiques et adaptées à nos besoins», ajoute Janine.

Un des grands besoins de la communauté se situe au niveau de la petite enfance.  «Au Centre de la petite enfance Pomme et Rinette, il manque de place.  De plus, la salle de musique de l’école est située juste au-dessus et chaque fois qu’on y joue de la musique, ça dérange les enfants et le personnel.  La salle de musique elle-même n’est pas appropriée pour les besoins des élèves.  Ils n’ont aucun endroit pour répéter en solo ou en groupe», soutient Janine Gallant.  

La directrice de l’école, Paulette LeBlanc, veut surtout offrir le meilleur enseignement possible aux élèves qui fréquentent son école.  «Nous participons à ce projet parce que nous voulons assurer la continuité dans l’éducation en français dans la région Évangéline et si possible, offrir à notre communauté un environnement plus stimulant et motivant», a indiqué la directrice.  

Le Conseil scolaire et communautaire Évangéline travaille de près avec l’école, mais l’organisme est coincé par le manque d’espace.  «Dans les autres régions, les écoles et les centres communautaires ont été construits en même temps.  Ici, nous avons une école, et nous n’avons aucun espace communautaire pour nos activités.  Nous voulons être en mesure de contribuer à la vie scolaire et à la vie communautaire», dit Chuck Arsenault, président du CSCÉ.  

Les volets scolaires, communautaires et préscolaires sont des naturels dans ce projet, mais on veut aussi y intégrer des soins de santé en français, pour la prévention et l’éducation.  C’est pourquoi le Réseau Santé en français est autour de la table.  «Pour nous, c’est une occasion d’améliorer l’accès aux services de santé en français, dans la région Évangéline.  La santé, c’est un domaine prioritaire de la communauté, et nous voyons dans ce projet une façon pour que la santé soit vue comme une partie importante dans le développement de la communauté», a indiqué Patricia Richard, qui siège au comité directeur.  

Janine Gallant est directrice de Cap enfants, et elle est aussi la mère de deux filles qui seront bientôt des adolescentes.  Ce projet pour elle est d’une grande importance.  «Dans le passé, la région Évangéline était homogène francophone.  Tout se passait en français.  Le français n’était pas menacé.  Mais cela a changé.  Il y a de plus en plus de gens qui vivent en anglais, et d’enfants qui arrivent au centre de la petite enfance ou même à la maternelle, quasiment unilingues anglophones.  C’est clair que nous avons besoin de faire quelque chose.  Il ne faut pas voir notre projet comme un simple projet de construction.  Ce qui est important, c’est le développement que cela va nous permettre de faire, le renforcement, la motivation, et la mobilisation de notre communauté, envers elle-même».  Le projet comporte de nombreux aspects super intéressants, qui seront présentés le 25 mai, à l’école Évangéline.  

- Par acinthe Laforest

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