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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 4 février 2016

Mélanie Beauparlant (à droite) à l’heure de la collation.


Comme nous l’avons expliqué dans l’article intitulé «L’école La-Belle-Cloche s’agrandit», tout a été fait pour permettre l’ouverture du centre de la petite enfance le Château des étoiles.

La directrice et seule employée depuis l’ouverture du centre est Mélanie Beauparlant, qui a travaillé en petite enfance au Québec, sa province d’origine, puis en Ontario et maintenant à l’Île-du-Prince-Édouard.  

«J’ai travaillé pendant presque six ans à l’Île enchantée au Carrefour de l’Isle-Saint-Jean, mais vu que j’habitais à Souris avec mon mari qui est ambulancier, lorsque le poste s’est ouvert ici, j’ai décidé de tenter ma chance».

La directrice éducatrice fait aussi la cuisine.  «Je prépare les plats et lorsque l’heure du dîner approche, je réchauffe et je sers.  Ça demande de l’organisation et de la flexibilité».

Depuis septembre, le CPE était situé dans l’école La-Belle-Cloche.  Le jeudi 28 et le vendredi 29 janvier, les inspecteurs vérifiaient les installations du nouveau CPE, et le déménagement était prévu pour la fin de semaine les 30 et 31 janvier pour accueillir les enfants le 1er février.  

L’ouverture du nouveau local ne règle pas tous les problèmes.  Mélanie Beauparlant a presque terminé ses études de certification en petite enfance, au Collège Acadie.  «Il ne me reste qu’un stage de huit semaines à faire, et je vais le faire à la classe Montessori à Montague.  Mais avant, je dois trouver quelqu’un pour travailler ici.  Présentement, nous avons quatre enfants au CPE, trois de 4 ans et un de 3 ans.  Nos trois places de pouponnières sont réservées, mais nous ne pouvons pas prendre les enfants tant que nous n’avons pas d’éducatrice.  Elles sont très difficiles à trouver», insiste Mélanie Beauparlant, faisant écho aux situations des autres CPE.  

Mélanie a travaillé dans ce domaine toute sa vie.  Elle comprend que ce travail ne convienne pas à tout le monde.  «C’est un travail très exigeant.  Il faut constamment rester en alerte pour s’adapter à la seconde près aux situations, aux enfants et aux apprentissages.  Mais c’est aussi très stimulant.  Les premières années de vie des enfants me fascinent.  Ils apprennent vite et nous devons appuyer cet apprentissage et aider l’enfant à progresser.  La réalité est que les enfants ne parlent pas français à leur arrivée ici.  Mais ils apprennent très vite».

Mélanie Beauparlant est aussi celle qui assure le service de garde après l’école.  Depuis septembre, comme le CPE était dans l’école, cela ne posait pas de problème.  Mais le nouveau local du CPE est situé à l’extérieur de l’école et Mélanie ne pourra pas être aux deux endroits en même temps.  «Nous allons trouver une solution.  Nos deux heures de francisation par jour, entre la fin des classes et le retour à la maison, sont précieuses, dans le contexte où nous nous trouvons», insiste Mélanie Beauparlant.   Ces deux heures servent aux devoirs, aux sports et à d’autres activités en français.  Il y a eu des ateliers de cuisine, des ateliers de vidéos, l’aide aux devoirs, etc.  

Comme on le voit, l’ouverture dans 18 mois d’un nouveau centre scolaire et communautaire dans cette région ne sera pas superflue.  

- Par Jacinthe Laforest

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