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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 20 janvier 2016

La réunion du lundi 11 janvier au Carrefour de l’Isle-Saint-Jean a attiré un public intéressé et très attentif. 

Le Centre d’éducation chrétienne de l’Île-du-Prince-Édouard et ses partenaires sont très heureux du déroulement des deux réunions d’information sur le parrainage possible de familles de réfugiés syriens ou autres, par la communauté francophone de l’ensemble de l’Île.  Parmi les partenaires dans ce projet, le Centre d’éducation chrétienne peut compter sur RDÉE Î.-P.-É., l’Association des nouveaux arrivants au Canada de l’Île et évidemment, la Coopérative d’intégration francophone de l’Î.-P.-É.  

«À Charlottetown, nous avons eu près de 25 personnes et à Abram-Village, nous avions aussi un bon public.  Et aux deux endroits, des personnes ont mis leur nom pour faire partie d’un possible groupe de parrainage.  C’est très encourageant», dit Jacinthe Lemire, directrice générale de la Coopérative d’intégration francophone de l’Île.  

Il est encore trop tôt pour dire si un parrainage sera conclu, et si oui, la forme qu’il prendra.  Les options sont nombreuses, et se retrouvent dans trois grandes catégories : 

1- Les signataires d’ententes de parrainage (SEP) : Groupes qui ont signé des ententes avec le gouvernement du Canada.

2- Les groupes de cinq : Groupes formés d’au moins cinq citoyens canadiens ou résidents permanents, qui ont pris des dispositions et ont les ressources pour parrainer un réfugié.

3- Les répondants communautaires : Organisations, associations ou sociétés qui souhaitent parrainer un réfugié.

En général, les délais de traitement des demandes sont plus longs pour les groupes de cinq et les répondants communautaires.   Le gouvernement encourage un partenariat avec un SEP reconnu et dans toute la province insulaire, le Diocèse de Charlottetown est le seul organisme «SEP» reconnu par le fédéral.  D’autres organismes, dont la Société musulmane de l’Î.-P.-É., reçoivent de l’aide du Diocèse pour parrainer des réfugiés.

En tout temps, des groupes peuvent décider de mettre en commun des ressources et s’engager à parrainer des réfugiés.  Le traitement des demandes est toujours assez long, sauf pour la Syrie.  Présentement, dans les pays entourant la Syrie, il y a des milliers de réfugiés qui ont été identifiés par le gouvernement canadien et qui sont prêts à aller s’établir dans un autre pays, au Canada ou ailleurs.  

Pour les réfugiés syriens, le traitement des demandes est accéléré et l’arrivée des réfugiés peut se faire en aussi peu que 24 ou 48 heures, aussi bien que quelques mois.  

La communauté francophone de l’Île pourrait vouloir accueillir une famille où on parle déjà français.  Et en Syrie, ce sera difficile à trouver, croit Jacinthe Lemire.  Selon l’échéancier qui a été présenté aux gens lors des deux réunions, on aimerait que le comité de parrainage (ou les comités le cas échéant) soit formé d’ici le 1er mars, en visant le début du mois de juin pour lancer le processus administratif officiel.  

Mentionnons que le mardi 12 janvier, le Canada a accueilli son 10  000e réfugié syrien.  En date du jeudi 14 janvier, 5  510 demandes de réfugiés avaient été traitées, mais ces réfugiés n’étaient pas encore arrivés au Canada.  10  299 réfugiés syriens étaient arrivés au Canada sur 39 vols différents.  

De plus, 137 collectivités se préparaient à accueillir des réfugiés syriens.
Sue Nye-Brothers, du Diocèse de Charlottetown, et Zain Esseghaïer, de la société musulmane de l’Î.-P.-É., ont donné leur point de vue sur l’accueil des réfugiés.


Lors d’une table ronde sur l’accueil des réfugiés, on a entendu Edmond et Zita Gallant, qui ont participé à l’accueil de la famille Masarabakiza, Bénédicte Watchi et Zain Esseghaïer.


Parmi les intervenants aux soirées d’information sur la possibilité de parraîner des réfugiés syriens ou autres, on voit Jacinthe Lemire, directrice générale de la CIF, et Bénédicte Watchi, réfugiée en provenance de la République centrafricaine. Au second rang, on voit Debbie Rouselle-Montgomery, du Centre d’éducation chrétienne, Zain Esseghaïer, de la société musulmane de l’Î.-P.-É., et Sue Nye-Brothers, du Diocèse de Charlottetown.








- Par Jacinthe Laforest

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