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Le 29 janvier 2013
Réuni à Summerside le 18 janvier dernier, environ un an après avoir demandé une étude sur la gouvernance communautaire, le Réseau des développeurs a pris connaissance du rapport final de la Commission sur la gouvernance communautaire.  La compilation et la présentation de ce rapport constituent les dernières tâches de la Commission, qui a pour ainsi dire fini son mandat.
«Ça ne veut pas dire que le travail est fini», affirme le président de la Société Saint-Thomas-d’Aquin, Gabriel Arsenault.  «La Commission nous a remis un document avec des principes directeurs et des recommandations, ainsi qu’un concept de structure organisationnelle.  Les principes directeurs seront très très importants pour nous guider dans nos actions, et dans le modèle de gestion qui va se dessiner au cours des prochaines étapes», dit Gabriel Arsenault.  

Les neuf principes directeurs proposés découlent de l’analyse de la situation faite par la Commission et diffusée dans son rapport intérimaire de l’automne dernier.  Ces principes sont à être valorisés et respectés dans le cheminement et les actions vers une gouvernance communautaire améliorée.  Ils sont :

• Un processus graduel;

• Une compréhension et une transparence collectives;

• Une analyse continue;

• Une participation des régions;

• Un rapprochement;

• Une rationalisation des ressources;

• Les intérêts collectifs;

• L’apport des bénévoles; et

• Une vision commune.   

En se basant sur ces principes, et en tenant compte des rétroactions sur les trois options soumises à l’attention des intervenants communautaires, la Commission a proposé un concept de structure communautaire.  

Selon ce concept, le réseau associatif serait divisé en trois grands secteurs : La SSTA et le développement communautaire; La CSLF, le scolaire et la petite enfance et les organismes indépendants (comme La Voix acadienne).  

Gabriel Arsenault de la Société Saint-Thomas-d’Aquin (SSTA) s’est dit satisfait de l’accueil que le Réseau des développeurs a réservé au rapport de la Commission.  «Il y a 26 organismes autour de la table du Réseau et 80 % des présidents étaient présents à cette rencontre du samedi 18 janvier.  Ils n’étaient pas là pour critiquer.  Ils étaient là pour avancer et pour progresser.  J’ai trouvé que les organismes et leurs dirigeants semblent être engagés dans le processus.  C’était très stimulant», insiste M. Arsenault.  

En février prochain, le conseil d’administration de la SSTA recevra officiellement le rapport final de la Commission.  C’est vraiment là que tout ce qui encadrera le processus de la mise en œuvre sera enclenché.  À cet égard, les recommandations de la Commission fournissent des directions à suivre.  

Par exemple, les recommandations 3, 4 et 5 visent le rapprochement entre les secteurs scolaires et communautaires et l’intégration des priorités stratégiques de la CSLF dans le plan de développement global de la communauté.    

La Commission recommande aussi plusieurs analyses continues à plus ou moins court terme et de la formation aux bénévoles et au personnel des organismes.  

De plus, la Commission recommande que le Réseau des développeurs reste très actif dans la mise en œuvre, entre autres en créant un comité de travail qui aura l’appui de la SSTA et de ses ressources.  


La directrice de la CSLF, Anne Bernard-Bourgeois (à gauche), voit que l’organisme aura un rôle à jouer dans une nouvelle structure de gouvernance.  (Photos : Marcia Enman)

- Par Jacinthe Laforest -

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