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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 18 décembre 2013
Depuis quelques mois, Jean et Aurella Arsenault d’Abram-Village récupèrent leur courrier dans des boîtes communautaires installées au cœur d’Abram-Village, à l’intersection de la rue Sénateur Arsenault et de la route qui descend vers l’église de Baie Egmont.  

«C’est seulement à un mile ou un mile et demi de la maison et on passe souvent par là.  Moi, je préfère ça.  C’est bien moins compliqué.  Plus besoin de déblayer la boîte aux lettres, plus besoin de s’inquiéter que la charrue la jette à terre.  D’ailleurs, si on enlevait toutes les boîtes aux lettres du bord de la route, le travail des déneigeurs serait bien plus facile», soutient Jean Arsenault.  

Comme plusieurs autres citoyens de l’Île, Jean Arsenault a été avisé il y a quelques mois que l’emplacement de sa boîte aux lettres n’était pas réglementaire : elle était trop proche de la route.  

«Pour la changer de place, il aurait fallu que j’ajoute de la terre.  Il y en a autour d’ici qui ont décidé de changer leur boîte de place parce qu’ils voulaient continuer de recevoir leur courrier à la maison.  Mais moi, j’ai décidé de faire autrement, et je trouve que c’est bien plus facile», dit Jean Arsenault.

Henri Gallant de Saint-Raphaël a lui aussi eu à prendre des décisions pour sa boite aux lettres.  «J’ai reçu une lettre pour me dire que ma boîte était à 6 secondes de la courbe et que ce n‘était pas sécuritaire pour les livreurs de courrier.  Pendant quelques mois, j’ai été obligé d’aller chercher mon courrier dans les nouvelles boîtes à Wellington, installées à l’entrée de la Place du Village, dans un stationnement où les gens vont et viennent presque continuellement».

Henri Gallant n’était guère satisfait de cette solution.  Premièrement, recueillir son courrier chaque jour l’aurait obligé à faire 3 000 km additionnels par année.  De plus, il trouve que l’emplacement de la boîte à Wellington n’est pas sécuritaire pour les personnes qui vont chercher leur courrier.  «Il y a toujours beaucoup de trafic dans ce coin.  Les autos arrivent, partent, reculent.  Un petit manque d’attention pourrait causer des ennuis à quelqu’un.  Et ce n’est pas Poste Canada qui prendrait les responsabilités d’un accident», soutient Henri Gallant.  

Ce dernier a finalement conclu une entente avec la société.  Comme il possède deux entrées sur son terrain, il a suggéré de placer sa boîte sur l’autre entrée, ce qui l’amenait à 8 secondes de la courbe, une distance jugée sécuritaire par Poste Canada.  «Ça s’est réglé il y a environ deux mois.  Et pour moi, c’est l’idéal.  Mais là, j’apprends qu’ils vont arrêter de livrer le courrier d’ici cinq ans.  J’espère que je n’aurai pas besoin de me rendre à Wellington», conclut Henri Gallant.


Les nouvelles boîtes aux lettres collectives à Wellington sont situées dans un endroit très passant, où, selon Henri Gallant, qui a été obligé d’aller y chercher son courrier pendant quelques semaines, des accidents pourraient se produire.  

- Par Jacinthe Laforest


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