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Colette Aucoin, Jeannette Arsenault, Parise Nadeau, Rose Delaney et Audette Chiasson ont partagé leur sagesse avec les autres femmes lors du Congrès des femmes, le 23 novembre à Summerside.

Le 27 novembre 2013
Par Jacinthe Laforest

Le Congrès des femmes, le 23 novembre, a réuni à Summerside une trentaine de femmes de plusieurs régions de l’Île, pour une journée de discussion et pour aider Actions Femmes Î.-P.-É. à se fixer des priorités pour appuyer l’épanouissement des femmes à l’Île.

Lors d’une table ronde réunissant cinq femmes d’âges et de domaines différents, il a été facile de constater que les femmes vivent avec leur temps et parfois, un peu en avance.  

«Moi quand j’étais jeune, au secondaire, je savais que j’aurais une entreprise et je disais à mes enseignantes que je ne voulais pas suivre de cours de biologie.  Mais évidemment, j’ai été obligée de suivre les mêmes cours que tous les autres», a raconté Jeannette Arsenault, copropriétaire d’une entreprise bien connue : Cavendish Figurines.  

Mme Arsenault se réjouit de voir qu’aujourd’hui, dans les écoles, on donne des cours axés sur le développement de l’entrepreneuriat et elle encourage tous les jeunes à profiter de cette opportunité.  

Rose Delaney est physiothérapeute et mère de deux fillettes.  «Lorsque j’étais jeune, j’admirais ma mère pour tout ce qu’elle faisait pour nous, mais je savais que je voulais avoir une carrière.  J’ai ma carrière et j’ai aussi deux enfants, de 3 ans et d’1 an.  C’est magique, c’est beau et c’est difficile», a dit la jeune femme qui, comme bien des femmes, doit trouver un équilibre dans sa vie.  

Colette Aucoin est d’accord avec cela et dans sa propre vie, elle recherche l’équilibre.  Pour s’aider, elle consulte des ouvrages pour trouver des stratégies.  «N’ayez pas peur de demander des conseils à des personnes qui font des choses qui vous intéressent et qui semblent réussir dans la vie, peu importe leur âge.»  

Audette Chiasson est bien connue comme la réalisatrice de l’émission Le Réveil, à ICI Radio-Canada Première.  Mais avant de travailler à la radio, elle a eu une carrière de soliste pour des groupes de musique et elle est aussi mère d’une jeune femme.  

«Quand j’étais jeune, ça n’existait pas le métier de réalisatrice pour les femmes.  À l’âge que j’ai, j’ai vu bien des choses.  J’ai vécu l’année de la femme en 1975 et la Marche mondiale des femmes en 2000.  J’ai vu Angèle Arsenault lorsqu’elle est arrivée avec son message dont les femmes avaient besoin.»

Toutes les intervenantes de cette table ronde inspirante étaient d’accord sur le fait que les jeunes avaient plus de possibilités et de choix que les jeunes des générations précédentes.  Cependant, elles étaient aussi d’avis que la vie n’était pas pour autant aisée.  «Il n’y a pas de route facile.  Il faut avoir confiance dans sa féminité, dans ses capacités et à son intuition féminine», a noté Audette Chiasson.  

Parise Nadeau, psychologue et mère de deux garçons, se trouve chanceuse d’avoir grandi dans un foyer où les tâches étaient accomplies sans égard aux rôles traditionnels.  «Tout est une question d’attitude.  Si nous croyons en nous, si notre perception de nous-mêmes est positive, cela paraîtra dans notre façon de nous présenter et en retour, cela influencera la façon dont les gens nous verront.»

Aux femmes, peu importe leur âge, elle recommande de trouver leur passion, que ce soit la musique ou la science.  «Parfois, si on se fixe un but trop grand, ça peut être décourageant.  Pour nous aider, on peut procéder par étapes.  C’est plus facile à concevoir et il y a des ressources qui peuvent nous aider à déterminer le chemin pour atteindre nos buts», dit-elle.

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