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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 28 août 2018
Malgré le démantèlement de la Coalition pour la représentation proportionnelle mixte de l’Î.-P.-É. à la fin du mois de mai, des groupes s’activent toujours pour faire connaître ce mode de scrutin, en vue des prochaines élections provinciales. Qu’elles aient lieu à l’automne 2018 ou au printemps 2019, les élections seront jumelées à un nouveau référendum sur la réforme du mode de scrutin de la province. 

Certains membres de l’ancienne coalition se sont donc regroupés à nouveau sous une nouvelle structure, le Réseau pour la représentation proportionnelle mixte (RPM).  Ils souhaitent que le mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour soit remplacé par la représentation proportionnelle mixte. 

Avec un nouveau site Internet où les gens peuvent s’inscrire à un forum de discussion, le groupe de militants souhaite garder la conversation active sur le sujet de la RPM. 

Cet automne, ces quelques militants s’affairent donc à mobiliser et informer la population pour le prochain référendum, dont la date sera fixéepar le premier ministre Wade MacLauchlan. 

«Beaucoup de gens ne sont pas au courant que ce référendum aura lieu, c’est notre plus gros défi.  Nous suspectons que les élections pourraient avoir lieu au printemps 2019», fait savoir Brenda Oslawsky, membre du réseau RPM. 

Le réseau, qui fonctionne de manière informelle et sans comité de direction pour l’instant, travaille sur plusieurs actions : distribuer des dépliants informatifs, répondre aux questions sur le forum du site Internet et les réseaux sociaux, préparer un groupe de personnes qui écrira des lettres d’opinion aux journaux, etc. 

«Toute l’action va vraiment débuter en septembre», affirme Mme Oslawsky.  L’anniversaire du plébiscite de 2005, le 28 novembre, ainsi que la Semaine canadienne de la démocratie du 15 au 21 septembre seront des occasions de faire passer leur message. 

Elle est confiante pour la suite des choses, puisqu’elle a constaté l’an dernier un intérêt chez les résidents de la province.  «Il s’agissait d’un mouvement assez large.  Ce n’était pas seulement un groupe de militants, c’était vraiment un mouvement qui venait de la population», explique-t-elle. 

Historique

Rappelons qu’en 2016, une majorité d’électeurs s’était prononcée en faveur du mode de scrutin à représentation proportionnelle mixte, lors d’un plébiscite.  Le premier ministre Wade MacLauchlan avait tout de même annulé ce vote, compte tenu du faible taux de participation, qui s’élevait à 36 %. 

Le gouvernement a par la suite adopté la loi référendaire, qui encadre les activités de promotion du camp du «oui» et du camp du «non».  L’adoption de cette loi avait forcé le démantèlement de la Coalition, qui était incapable de poursuivre ses activités. 

En vertu de cette loi, les militants du «oui» et du «non» seront autorisés à dépenser chacun un montant de 75 000 $ seulement, versé par le gouvernement provincial.  En ce moment, le réseau fonctionne donc entièrement grâce aux investissements des bénévoles qui y travaillent. 





- Par Catherine Paquette 

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