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Le 29 novembre 2016


La Régie des alcools de l’Île-du-Prince-Édouard veut se départir du magasin de Wellington et confier le service à une entreprise privée locale.  

Le directeur des services corporatifs de la Régie des alcools, Jamie MacLeod, a confirmé que des appels de propositions avaient été publiés, et que des soumissions avaient été reçues.  

«Nous n’avons pas encore commencé à étudier les propositions que nous avons reçues.  Nous espérons pouvoir analyser tout cela et faire nos recommandations à la Régie, à temps pour sa réunion du mois de décembre», a expliqué M. MacLeod.  Selon Jamie MacLeod, le principal facteur qui a motivé la Régie des alcools à explorer ses options est que le bail avec les propriétaires de l’édifice où le magasin est logé est expiré depuis longtemps.  

Un autre facteur concerne les possibilités d’expansion et le besoin de rénovation.  «Si nous avions besoin d’agrandir, nous ne pourrions pas, et les ventesne justifient pas que nous fassions des gros travaux de ré-novation», a indiqué le directeur des services corporatif.  

Cet argument, concernant les possibilités d’expansion, est remis en question par des membres de la communauté.  Ils disent qu’à l’origine, le magasin de Wellington était plus grand qu’actuellement, et que la surface de plancher a été réduite par la Régie des alcools.  L’espace existe donc.  

Interrogé à ce sujet, Jamie MacLeod affirme ne pas avoir été mis au courant des décisions antérieures à son arrivée à son poste.  

Rien de confirmé

Comme nous l’avons dit plus tôt, les propositions qui ont été recueillies lors de l’appel en ce sens n’ont pas encore été évaluées, et la Régie des alcools va les étudier en fonction de certaines attentes et expectatives bien définies.  

«Si nous acceptons une des propositions, ce sera dans l’attente que la sélection s’améliore d’environ 20 % et que les ventes augmentent de 200 000 $ par année.  L’entreprise privée achèterait son inventaire de la Régie, et le vendrait aux prix que nous fixons, qui sont les mêmes partout», explique Jamie MacLeod.  

L’un des avantages d’installer des magasins affiliés dans des entreprises privées, affirme M. MacLeod, concerne les heures d’ouverture.  «Nos magasins affiliés n’ont pas les mêmes contraintes que nos filiales corporatives pour les heures d’ouverture.  Un magasin affilié pourrait être ouvert jusqu’à 18 heures de plus par semaine que notre magasin actuel, à la Place du Village».

Le magasin des alcools de Wellington enregistre des ventes d’environ 1,3 million de dollars par année et compte quatre employés syndiqués.  «Nous avons confiance que nous serons en mesure d’assurer des emplois à ces quatre employés.  Pour les autres, évidemment, nous ne sommes pas indifférents à leur situation, mais nous n’avons pas l’obligation de leur assurer un poste», a rappelé M. MacLeod.  

Rien n’est encore confirmé quant à l’avenir du service de vente d’alcool à Wellington.  Tout ce qui est sûr à 100 %, soutient M. MacLeod, c’est qu’il n’y aura pas d’interruption dans le service.  

- Par Jacinthe Laforest

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