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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 22 novembre 2016

Lors de son entrée dans l’Ordre du Canada, Georges Arsenault est félicité par le gouverneur général du Canada, David L. Johnston.  

C’est avec humilité que Georges Arsenault a été admis, le jeudi 17 novembre, à l’Ordre du Canada, à titre de membre.  «En écoutant les biographies de tous les autres, je me suis demandé ce que je faisais là.  Il y avait là des gens qui avaient fait de grandes réalisations», a insisté Georges Arsenault, de retour chez lui à Charlottetown, après quelques jours de célébration et de rencontres familiales.  

La citation qui a été lue, quand est venu le tour de Georges Arsenault, se lit comme suit: Joseph Georges Arsenault est un porte-parole de la communauté acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard.  À la fois professeur, écrivain, historien, animateur de radio et folkloriste, cet homme polyvalent a mis ses nombreux talents au service de la recherche, la conservation et la promotion de la culture acadienne.  Grâce à ses efforts, le patrimoine acadien a été redécouvert et constitue désormais un élément vivant et dynamique de la vie culturelle de l’Île.  Par son engagement dans de nombreuses associations et institutions culturelles, il s’assure que l’héritage acadien sera transmis aux générations à venir.»

«Je pense que le plus important pour moi, c’est la transmission du patrimoine et de la culture, et leur continuité dans le temps.  Tout ce que je fais semble être dans ce but.  Tous mes livres, les articles, les associations auxquelles je participe, les témoignages et les chansons que j’ai recueillis, et même comme animateur, en faisant des entrevues avec des personnes plus âgées, tout cela contribue à la transmission du patrimoine et des coutumes acadiennes», a dit Georges Arsenault, lorsqu’interrogé sur ce qu’il perçoit comme étant sa plus grande réalisation.  

Lors de la cérémonie, Georges Arsenault était entouré de plusieurs membres de sa famille, sa sœur aînée, Frances, ainsi que son plus jeune frère, Blair, et leur conjoint respectif, Den Robbins et Angela Pendergast-Arsenault.  

«C’était bien d’être entouré de ma famille, et parmi les autres récipiendaires, il y avait des gens que je connaissais depuis longtemps, incluant Catherine Callbeck, et deux Acadiens du Nouveau-Brunswick, Madeleine Delaney LeBlanc et Joseph Daigle.  Je ne me sentais pas complètement étranger et d’ailleurs, c’était assez facile de parler aux gens qu’on ne connaissait pas.  Tout le monde était content d’être là, et tout le monde se connaissait un peu par les citations qui avaient été lues.  J’ai trouvé que c’était très bien organisé».

Durant le banquet qui a suivi, Georges Arsenault a pu en apprendre un peu plus sur le processus de sélection, parmi quelque 500 ou 600 candidatures reçues chaque année.  «J’ai appris que pour chaque candidature, on peut appeler jusqu’à une douzaine de personnes, pour vérifier les informations.  Je ne sais toujours pas qui a soumis ma candidature, mais je l’en remercie», a indiqué Georges Arsenault.  

Pendant son séjour à Ottawa, en plus des rencontres familiales, Georges a réservé du temps pour aller visiter Edgar Gallant, lui-même officier de l’Ordre du Canada, et son épouse Annette.  «Je suis content d’avoir pris ce temps avec eux.  Edgar va bien et Annette aussi, mais l’âge les rattrape».

Georges Arsenault va porter fièrement l’épinglette de l’Ordre du Canada au revers de son complet.  Il s’agit d’un flocon de neige stylisé au centre duquel on trouve une minuscule feuille d’érable.  


De gauche à droite, le plus jeune frère de Georges, Blair Arsenault et sa femme Angela, le gouverneur général David L. Johnston, le récipiendaire Georges Arsenault, sa soeur aînée Frances et son mari Den Robins.




Catherine Callbeck et le gouverneur général David L. Johnston.  (Photos : Gracieuseté)

- Par Jacinthe Laforest

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