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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 18 octobre 2016


Le thème de l’assemblée générale annuelle de la Société Saint-Thomas-d’Aquin était le rapprochement scolaire et communautaire.  En respect de ce thème, la première partie du rassemblement annuel a été occupée par des ateliers sur les façons dont les volets scolaires et communautaires peuvent mutuellement s’appuyer pour atteindre des objectifs communs, tant en éducation qu’en développement communautaire.  

Durant une bonne partie de la matinée, les gens de toutes les régions de l’Île ont partagé des histoires à succès.  Dans tous les ateliers, le modèle de «Voir Grand», implanté à l’Île par la Fédération des parents de l’Île, a été cité en exemple comme étant une pratique gagnante, qui donne des résultats.  

Évidemment, dans tous les ateliers, le manque de ressources a été aussi cité comme un obstacle à franchir.  La SSTA, bien au courant de ce manque de ressources, a poursuivi au cours de la dernière année ses représentations auprès des gouvernements fédéral et provincial.  

«Plusieurs rencontres avec des représentants politiques provinciaux ont eu lieu pour discuter des dossiers et enjeux prioritaires de la communauté acadienne et francophone comme la mise en œuvre de la Loi sur les services en français, l’appui adéquat des centres francophones de la petite enfance et le financement des centres scolaires et communautaires.  Il n’a pas toujours été facile de faire comprendre aux représentants provinciaux l’importance des besoins et des préoccupations de la communauté acadienne et francophone, malgré tout, je pense que le dialogue soutenu est essentiel à l’avancement de nos dossiers», a indiqué le président dans son rapport.  

Le directeur général de la SSTA, Aubrey Cormier, a pour sa part fait le point sur l’avancement de la mise en œuvre des recommandations découlant du Rapport sur la gouvernance communautaire.  

«Avec l’appui du comité de mise en œuvre (CMO) du rapport, nous avons continué à faire avancer les travaux d’implantation des recommandations qui visent le renouvellement de la gouvernance des organismes».

Outre le Service Finances Î.-P.-É., qui a conclu en mars 2016 sa première année complète de fonctionnement et qui procure maintenant un service de finances à 14 organismes, la SSTA, grâce au leadership du RDÉE Î.-P.-É., a obtenu le financement nécessaire pour élaborer les plans d’affaires pour les trois autres services administratifs partagés: les communications, les ressources humaines et l’analyse et la planification.  

«Si nous nous fions au succès que connaît la mise sur pied du premier service administratif partagé, celui des finances, nous avons espoir que les autres services partagés seront accueillis aussi favorablement par les organismes communautaires», a indiqué Aubrey Cormier.  

La communauté acadienne et francophone de l’Île a de moins en moins de difficulté à planifier et à se projeter dans l’avenir.  Des événements comme le Congrès mondial acadien de 2019, et le 300e anniversaire de fondation du régime français à l’Île, en 2020, permettent de fixer des objectifs concrets aux efforts de développement, qui se poursuivent par ailleurs.  

En novembre prochain, le Réseau des développeurs sera appelé à valider l’ébauche finale du plan de développement conjoint, scolaire et communautaire, entre la communauté acadienne et francophone (SSTA) et la Commission scolaire de langue française, pour assurer par la suite sa mise en œuvre sur 10 ans, jusqu’en 2027.  «Ce plan de 10 ans se veut une nouvelle approche en vertu de laquelle la lentille éducative du préscolaire au postsecondaire est appliquée dans un processus de planification stratégique communautaire», a rappelé Aubrey Cormier dans son rapport.  

Au chapitre financier, la SSTA a terminé l’année avec un très léger surplus de 1 450 $ sur un chiffre d’affaires de plus de 800 000 $. 

- Par Jacinthe Laforest

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