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Le 12 octobre 2016

Le député libéral fédéral Francis Scarpaleggia est le président du Comité spécial sur la réforme électorale, un comité de 12 personnes qui inclut des représentants de tous les partis présents aux Communes.  

«On a été même au-delà de la représentation proportionnelle pour former ce comité où nous, les libéraux, sommes minoritaires avec quatre membres, alors que dans tout le comité, les députés du gouvernement forment la majorité», a expliqué le président, lors de son passage à Charlottetown la semaine dernière, environ deux semaines après que la ministre des Institutions démocratiques, Maryam Monsef ait, elle aussi, rencontré les Prince-Édouardiens.  

Le Comité spécial des communes a parcouru le Canada et selon le député de la région de Montréal, s’il y a un consensus qui se dégage, c’est celui d’une volonté de changement.  

«Durant presque un mois, nous avons sillonné le pays, nous avons rencontré des Canadiens qui nous ont donné leurs opinions et leurs points de vue.  Nous n’avons pas encore commencé à compiler et à analyser tout cela.  Nous n’avons même pas discuté entre nous, car nous sommes en mode écoute et collecte de points de vue.  Mais ce qui semble clair, les gens (ceux qui participent au processus du moins) veulent du changement», a insisté M. Scarpaleggia.  

La province de l’Île-du-Prince-Édouard est elle aussi engagée dans une étude de son système électoral, et le président du comité a trouvé intéressant de rencontrer des gens qui vivaient au quotidien les enjeux de la réforme électorale.  

Plusieurs personnes, impliquées dans la réforme électorale provinciale, ont insisté pour que le comité recommande au gouvernement fédéral de faire un référendum sur un nouveau système électoral.  Ces personnes considèrent que le plébiscite qui aura lieu ici à l’Île au début de novembre n’est pas une démarche appropriée sur une question aussi fondamentale.  

Le comité des communes doit présenter son rapport le 1er décembre et au moins une de ses recommandations portera sur la façon de poursuivre le dialogue avec les Canadiens, qui veulent participer à la prise de décision.  

Rappelons que lors des élections fédérales de 2015, environ 60 % des électeurs canadiens ont voté pour un parti qui préconisait une forme ou une autre de représentation proportionnelle.  

- Par Jacinthe Laforest

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