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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 29 août 2016
Le président de la Société Nationale de l’Acadie (SNA), René Cormier, se dit préoccupé par la possibilité de voir l’Atlantique perdre sa place dans la réforme du processus de nomination des juges à la Cour suprême.  «Cette réforme amorcée par le gouvernement de Justin Trudeau est une bonne nouvelle en soi, mais elle doit définitivement maintenir une représentation des différentes régions du pays et s’assurer du bilinguisme des plus hauts magistrats du pays», a-t-il déclaré.

La représentation de l’Atlantique est une convention constitutionnelle vieille de 140 ans à laquelle tiennent les communautés acadiennes et francophones.  La représentativité régionale permet aux juges de la Cour suprême de demeurer sensibles aux contextes des différentes parties du pays.  Pour la SNA et ses membres, un système de justice canadienne réellement équitable doit être fondé non seulement sur une représentativité régionale, mais également sur un bilinguisme qui permet à ses juges de comprendre et de s’exprimer dans les deux langues officielles du pays.

En plus des besoins au niveau du fonctionnement de la Cour suprême du Canada ci-haut mentionnés, la SNA et ses membres voient également la nécessité de développer des initiatives de terrain qui facilitent l’accès à la justice pour les Acadiens des Provinces atlantiques.

Présentement, certaines régions de l’Atlantique n’ont aucun accès à des services juridiques en français.  La SNA souhaite que le réseau pancanadien, la Fédération des associations de juristes d’expression française (FAJEF), ayant pour mission de favoriser l’accès à la justice dans les communautés de langues officielles en situation minoritaire (CLOSM) soit doté des ressources nécessaires afin d’assurer la réalisation de son mandat.

Ses initiatives favorisent le développement de bassins de juristes francophones qui peuvent ensuite offrir des services juridiques en français dans les CLOSM et elles facilitent la formation de juges possédant les qualités requises pour éventuellement siéger à la Cour suprême du Canada.  D’ailleurs, un programme de formation offert en Atlantique et accessible à toutes et tous les juges de nomination provinciale de partout au pays, est cité en exemple par le Commissaire aux Langues officielles, monsieur Graham Fraser dans son dernier rapport annuel.

Selon le président de la SNA, René Cormier, «Les enjeux actuels entourant la réforme du processus de nomination de la Cour suprême sont d’une importance capitale pour l’Acadie.  Le développement de nos communautés repose sur un système judiciaire accessible à toutes et à tous afin d’assurer l’égalité et la justice pour les Canadiennes et Canadiens, peu importe leur langue officielle de choix, d’un océan à l’autre à l’autre», a-t-il conclu. 

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