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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 9 juin 2016

De gauche à droite, Zain Esseghaier, administrateur, Dottie Daly, coordonnatrice d’accueil et d’établissement pour la région est de l’Î.-P.-É., Patrick Charles, secrétaire-trésorier, Jean-Marc Valette, vice-président, Jacinthe Lemire, directrice, Noëlla Richard, coordonnatrice de projets spéciaux, Gilles Benoit, président, Yoan Rousseau, coordonnateur d’accueil et de recrutement des immigrants temporaires, et Priscille Arsenault, coordonatrice d’accueil et d’établissement pour la région ouest de l’Î.-P.-É.


Le mercredi 1er juin, le conseil d’administration de la Coopérative d’intégration francophone (CIF), ses employés et ses membres se sont réunis au Centre communautaire Murphy, à Charlottetown à l’occasion de son assemblée générale annuelle. 

Le président de l’organisme, Gilles Benoit a ouvert la session en remerciant son équipe puis a fait un retour sur les nombreux accomplissements de la CIF.  «Nous devons démontrer que les communautés acadiennes et francophones de l’Î.-P.-É. sont des endroits privilégiés, que l’accueil y est spécial et qu’il y a une place pour toutes et tous», ajoute-t-il inspiré.

Fondée en 2005, la CIF a pour objectif de faciliter l’intégration des nouveaux arrivants d’expression française, favoriser le développement durable ainsi que de sensibiliser la population d’accueil à la diversité culturelle et aux bienfaits de l’immigration.

La soirée a été une opportunité pour l’équipe et ses membres de discuter, réseauter et de se détendre dans la joie et la bonne humeur autour d’un buffet et de la belle musique en première partie de soirée.

De son côté, Jacinthe Lemire, directrice de la CIF est très satisfaite, en particulier, au niveau du service clients.  Elle explique que le nombre de clients résidents permanents a doublé par rapport à l’année passée, ce qui démontre que les besoins d’établissements en français sont là et que l’organisme a les capacités nécessaires pour les servir. 

En ce qui concerne le dossier des réfugiés, un sujet de l’heure, sa présence au comité consultatif ministériel donne une voix à la communauté acadienne et francophone.  «Cependant, il est difficile de les rejoindre alors la CIF doit être créative.  Les dépliants de l’organisme ont donc été traduits en arabe», poursuit-elle.  «C’est un dossier passionnant l’immigration, à la fois humain et politique, économique et social». 

Tout au long de l’année, des activités d’intégration, de sensibilisation communautaires et scolaires ont été offertes ainsi que des jumelages.  Noëlla Richard, coordinatrice des projets spéciaux a eu le plaisir de travailler sur un nouveau projet, le programme Agri-inter-culture, dont l’objectif est de permettre aux travailleurs d’expression française de trouver des emplois dans le milieu agricole. 

Un avenir prometteur

C’est avec joie que la CIF constate une croissance encourageante du nombre de ses clients.  Le conseil d’administration est principalement préoccupé par l’évaluation des familles qui arrivent, car c’est à ce moment-là qu’elles font le choix de l’éducation en français (ou non) pour leurs enfants.  Grâce à un nouveau bailleur de fonds, Patrimoine Canadien, les ressources additionnelles vont permettre la production de 8 à 9 vidéos qui auront pour cibles les parents francophones et les couples exogames afin de les encourager à choisir l’école française pour leurs enfants.  Un nouveau projet appelé «Parents plus» qui verra le jour très prochainement.

«Quand un immigrant doit faire évaluer son niveau de français, la CIF utilise les services du Collège Acadie dont je suis l’employée.  Je suis la seule évaluatrice francophone certifiée à l’Île», explique Hélène Reid, présente à l’assemblée.

«Une approche personnalisée et accompagnante semble être la recette idéale pour aider les nouveaux immigrants à trouver leur place dans la société», conclut Donald Arsenault, qui a agi comme président de l’assemblée.

L’assemblée a pris le temps de se concerter au sujet des statuts et des règlements de la coopérative ainsi que de son code d’éthique.  D’un commun accord, il a été décidé de reformuler certains mots pour clarifier et mieux définir le mandat et la vision de l’organisme ainsi que certaines précisions sur le code d’éthique pour un meilleur fonctionnement. 

La Coopérative d’intégration francophone a donc le vent dans les voiles.  La directrice se réjouit d’avoir un président qui a beaucoup d’expérience dans le milieu scolaire et veut faire plus de travail dans ce dossier-là.  «Pour ce qui est de la francisation, ça commence à l’enfance.  Quand on accueille des nouveaux arrivants, il faut que les enfants soient bien accueillis et bien intégrés; on sait que quand un enfant est content et heureux, les parents vont vouloir rester», déclare-t-elle.  

- Par Deb O’Hanley

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