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Le 13 mai 2016
Alors que des équipes de sapeurs ratissaient les environs de Fort McMurray à la recherche de flambées discrètes, jeudi, des inspecteurs commençaient à évaluer l'ampleur des dommages aux résidences et aux commerces.  La ministre provinciale des Affaires municipales, Danielle Larivee, a indiqué que l'accent sera maintenant mis sur la stabilisation et la reconstruction. Elle a cependant précisé qu'aucune date n'a été fixée pour le retour à la maison des dizaines de milliers de déplacés de Fort McMurray.

La ministre a souligné qu'il fallait s'assurer qu'aucun foyer ne couve, mais aussi rétablir les services publics et remettre l'hôpital en état d'accueillir des malades.

L'armée quitte le secteur mais demeurera en état d'alerte maximale pendant tout l'été.

Le directeur de la lutte contre les incendies de forêt en Alberta, Chad Morrison, a rappelé que le temps plus frais donne un peu de répit aux pompiers qui combattent toujours un brasier couvrant 2400 kilomètres carrés. Le mercure devrait cependant remonter en fin de semaine.

Une fois les équipements municipaux sécurisés, il faudra procéder

à des opérations de démolition et de déblaiement, ce qui donnera lieu à une accumulation de résidus toxiques, dangereux ou insalubres _ de l'amiante à la nourriture en décomposition. Les sinistrés des incendies à Slave Lake, en Alberta, il y a cinq ans, en savent quelque chose.

Tom Moore raconte que son site d'enfouissement avait reçu alors l'équivalent de trois ans d'ordures après la destruction de plus de 400 bâtiments _ environ le tiers de la ville. On venait enfouir de tout: des centaines de réfrigérateurs remplis de nourriture avariée jusqu'à des cendres contaminées. Le site d'enfouissement a dû être agrandi et M. Moore a acheté de la machinerie plus lourde.

Comme le bilan à Fort McMurray est déjà beaucoup plus lourd _ 2400 bâtiments détruits, selon les plus récents chiffres _, le problème des résidus devrait être bien pire encore, croit M. Moore.


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