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Le 6 mai 2016
Un convoi massif est en route afin de déplacer des milliers d'évacués qui se trouvent actuellement dans des camps au nord de Fort McMurray, en Alberta.  La GRC et les militaires sont chargés de diriger le convoi d'environ 1500 véhicules.

Le sergent John Spaans, porte-parole de la GRC, explique que 50 véhicules à la fois peuvent traverser Fort McMurray par l'autoroute 63.

Le premier groupe s'est mis en route à 6h, heure locale, quatre jours après qu'un incendie de forêt eut forcé l'évacuation de la ville albertaine.

Des voitures de la GRC sont placées à l'avant et à l'arrière du convoi. Une surveillance du haut des airs est également prévue.

"C'est pourquoi nous avons les hélicoptères (...), juste pour nous assurer que les automobilistes et premiers répondants seront en sécurité s'il y a un changement soudain dans la direction des flammes, explique M. Spaans. Ils pourront aviser tout le monde immédiatement."

Toutes les intersections le long de la route du convoi ont été bloquées.

On espère que tous les véhicules seront sortis du secteur vendredi, si la météo, l'incendie et les conditions routières coopèrent, précise M. Spaans.

La police cessera d'accompagner les convois lorsqu'ils seront arrivés à 20 kilomètres au sud de Fort McMurray. Les évacués poursuivront alors leur route jusqu'aux environs d'Edmonton, à plus de 400 kilomètres au sud.

Les équipes luttant contre les flammes qui ravagent Fort McMurray ont utilisé des bombardiers à eau, jeudi, afin d'empêcher le feu de se répandre davantage.

"(L'incendie) créait ses propres vents violents, hier, et des éclairs sortaient même des nuages de fumées qu'il avait créés", a raconté Chad Morrison, du ministère des Forêts, lors d'une séance d'information à Edmonton, jeudi.

Il a expliqué que l'incendie avait continué de prendre de l'ampleur, jeudi, mais à un rythme plus lent qu'auparavant, et qu'il s'était étendu dans des secteurs boisés loin de la communauté.

Le chef régional des pompiers, Darby Allen, s'est tourné vers les médias sociaux, tard dans la soirée, pour envoyer aux résidants un message vidéo.

"Nous sommes toujours ici, nous nous battons toujours, a-t-il déclaré. Les choses se sont un peu calmées dans la ville, mais nos hommes sont à l'extérieur au moment où je vous parle, luttant contre les flammes, tentant de protéger vos propriétés."

"La bête est toujours vivante, elle entoure la ville, et nous faisons de notre mieux pour vous."

Les autorités n'ont pu donner une mise à jour du nombre de bâtiments qui ont brûlé, déjà évalué à 1600 plus tôt cette semaine.

M. Morrison a indiqué que 22 bombardiers à eau étaient utilisés et qu'il en attendait davantage, dont quatre du Québec.

"Mais soyons clairs: les avions-citernes n'arrêteront pas ce brasier, a prévenu Chad Morrison, du ministère des Forêts. Cet incendie profitera du temps sec et se poursuivra tant qu'il ne pleuvra pas au moins un peu."

La première ministre a souligné que même lorsque l'incendie serait maîtrisé, les responsables auraient besoin de temps pour vérifier l'état des bâtiments et structures afin d'assurer la sécurité des gens revenant sur les lieux. Elle a indiqué qu'il y aurait davantage d'information dans les prochains jours sur l'aide concrète pour les exilés, notamment en matière de liquidités et de solutions de logement.

Par John Cotter
LA PRESSE CANADIENNE

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