FacebookTwitterRSS

 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 20 avril 2016

Brenda Gallant, directrice du marketing à Tourisme PEI, présente les grandes lignes de la campagne de promotion touristique 2016.


Alors que les jours qui rallongent nous mènent inexorablement vers la belle saison, l’été est installé depuis longtemps dans la tête de Brenda Gallant, directrice du marketing à Tourisme PEI.  

«Nous prévoyons la saison plusieurs mois à l’avance.  Quand on parle de marketing touristique, et de campagnes qui coûtent très cher, rien n’est improvisé.  Tout est planifié à partir de novembre en vue de la prochaine saison.  Ma grosse saison à moi, c’est janvier et février de chaque année», explique Brenda Gallant, à propos de la saison qui approche à grands pas.  

«Chaque année, nos budgets diminuent.  On doit constamment inventer de nouvelles façons de faire des choses et miser sur ce qui rapporte le plus.  Chaque initiative est évaluée chaque année.  Souvent, lorsqu’on lance des idées, j’invite mon personnel à se demander si c’est une idée que notre ministre pourrait défendre face aux micros des journalistes.  Si ce n’est pas défendable, ce n’est pas au point.  Nous nous remettons constamment en question», insiste Brenda Gallant.  

Au chapitre des initiatives originales et payantes, mentionnons la campagne de l’an dernier, «Demandez aux gens de l’Île», qui vient de recevoir le prix international North American Excellence Award.  «Allons-nous nous rendre à New York pour aller chercher le prix?  Probablement pas.  Nous comptons chaque dollar.  Nous allons reprendre cette campagne cette année.  En gros, nous identifions une trentaine d’ambassadeurs, anglophones et francophones.  Les gens peuvent leur poser des questions et ils répondent ce qu’ils veulent, selon leurs goûts personnels».

Pour Brenda Gallant, cette campagne a du succès, car les gens établissent une connexion avec des Meaghan Blanchard et d’autres personnalités.  «Nous, à Tourisme PEI, nous n’avons pas le droit de recommander un restaurant ou une plage en particulier.  Nous devons toujours promouvoir l’Île dans son ensemble.  Avec cette campagne, les gens ont de vraies réponses données par de vraies personnes, qui sont libres de recommander ce qu’elles aiment», explique Brenda Gallant.  

Quand la directrice du marketing parle de faire plus avec moins, et d’être créatif, c’est exactement ce qu’elle veut dire.  «Au début de l’été, nous serons présents à Montréal et à Toronto pendant quelques semaines, avec un camion de cuisine de rue.  Nous distribuerons des petites poutines au homard, gratuitement, tout en incitant les gens à nous laisser leurs coordonnées (et la permission) pour que nous puissions les rejoindre directement.  Pour nous, ce sont des initiatives payantes qui nous permettent de faire du marketing ciblé auprès de 50 000 personnes ou plus.»

Le guide de l’Île 2016 est sorti de l’imprimerie plus tard que d’habitude cette année.  Sur la page couverture, la nourriture est en vedette, mais aussi, la plage, la vie familiale, la santé et le grand air, accompagnés des mots: «C’est ça la saveur de l’Île».  Cette affirmation va d’ailleurs être vue un peu partout dans des publicités qui vont passer dans les grands médias écrits (papier ou électronique) au Canada et même au-delà.  Nous ne verrons pas ces annonces à l’Île, car elles visent les gens des autres provinces du Canada et des États de la Nouvelle-Angleterre, entre autres.  

«Dans le passé, avant les médias sociaux et l’électronique, nous faisions imprimer plusieurs centaines de milliers de copies du Guide de l’Île.  C’est beaucoup moins maintenant.  Les gens n’appellent plus comme avant pour commander leur copie.  Ils utilisent le site Web.  Par contre, nous le faisons imprimer encore, car les opérateurs touristiques aiment en avoir pour leurs clients, et ils aiment pouvoir montrer à leurs clients qu’ils sont là.  Pour ma part, j’aimerais changer la formule du Guide, mais les gens de l’industrie y tiennent encore trop». 

La télé est une option

Chaque année, Tourisme Î.-P.-É. essaie de s’insérer dans une émission de télévision au Québec notamment.  Dans le passé, il y a eu Ricardo, Tout le monde en parle, et quelques autres.  «Selon l’émission, nous organisons des concours, des entrevues, ou nous plaçons des annonces.  Cette année, nous sommes en négociation avec une émission estivale de Radio-Canada, dont je ne peux pas encore dévoiler les détails, pour rejoindre notre marché québécois, en particulier.»

Le tourisme est une industrie majeure de l’Île.  Ce n’est pas surprenant que chaque année, on surveille les signes qui annoncent une bonne saison.  «Vers les années 2008, le tourisme a vraiment stagné, partout au Canada.  Dans les rencontres nationales, on considérait que si l’on était capable de maintenir nos chiffres, c’était comme une hausse, car la tendance était à la baisse.  Puis, le contexte s’est amélioré.  En 2014, Î.-P.-É. 2014 nous a donné 2 millions de plus à dépenser pour faire son marketing.  Nous avons eu une hausse de 5 % du nombre de visiteurs et, en 2015, nous avons augmenté de 2,5 % par rapport à 2014, alors que nos budgets étaient revus à la normale.  Cette année, les indices sont bons, mais on ne peut jamais vraiment savoir à l’avance», lance Brenda Gallant, prudente.  

- Par Jacinthe Laforest

L'Île-du-Prince-Édouard en images