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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 1er mars 2016
La prochaine réunion de la Commission scolaire de langue française de l’Île-du-Prince-Édouard (CSLF) a lieu ce mercredi 2 mars à Abram-Village.  En plus des dossiers habituels, le président de la CSLF, Émile Gallant, veut discuter des excuses faites aux Franco-Ontariens, par leur gouvernement, avec son conseil. 

«Je veux qu’on en discute parce que ça nous touche nous aussi.  Chaque fois que nous rencontrons un nouveau ministre, et c’est arrivé souvent dans la dernière année, nous leur rappelons que l’éducation en français à l’Île-du-Prince-Édouard n’a pas commencé avec l’école Évangéline en 1960.  Bien avant cela, nous avions nos petites écoles, jusqu’à 60 d’entre elles, partout à l’Île, et leur fermeture par les gouvernements a été une des plus grandes causes de l’assimilation que nous essayons de renverser aujourd’hui», soutient Émile Gallant.  

Dans l’est de l’Île, à Rustico et dans l’ouest de l’Île, le français est venu bien près de disparaître à tout jamais et selon Émile Gallant, l’immersion française, offerte à partir du milieu des années 1970, n’a rien fait pour sauvegarder la langue et la culture dans les familles acadiennes.  

«Cependant, je ne suis pas en train de dire que nous devrions demander des excuses au gouvernement provincial.  Nous avons bien d’autres chats à fouetter, et des dossiers autrement plus importants.  C’est certain que si cela venait du gouvernement, nous ne refuserions pas.  Nous avons une bonne relation avec le gouvernement et des projets qui avancent.  Pour moi, c’est plus important que des excuses», dit Émile Gallant.  

Selon l’historien Georges Arsenault, la situation à l’Île n’était pas la même qu’en Ontario.  Aucune loi scolaire n’interdisait l’enseignement du français à l’Île, et aucune loi avant 1982 ne per-mettait l’établissement d’écoles publiques françaises. 

«L’enseignement du français dans les écoles acadiennes n’a jamais été fait en cachette, à ma connaissance et dès 1892, le bureau d’Éducation de la province a nommé un inspecteur des écoles acadiennes pour veiller notamment à la qualité de l’enseignement dans les deux langues», a précisé Georges Arsenault.  

Toujours selon M. Arsenault, avant les années 1970, il n’y a pas eu de deman-de ni pression de la part des Acadiens pour avoir des écoles entièrement françaises à l’Île-du-Prince-Édouard.  

- Par Jacinthe Laforest

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