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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 25 février 2016

Jacinthe Lemire de la CIF, Debbie Rousselle-Montgomery du Centre d’éducation chrétienne, Priscille Arsenault de la CIF et Déus Masarabakiza.


Pour faire suite aux deux réunions d’information tenues plus tôt cet hiver, sur la possibilité de parrainer la venue au Canada de réfugiés, la Coopérative d’intégration francophone et ses partenaires ont convoqué toutes les personnes intéressées à une réunion qui a eu lieu le 17 février à Summerside.  

«Nous n’avons pas eu grand monde, mais nous ne nous attendions pas à avoir une foule.  Chaque personne qui était présente représentait sa communauté, et va passer l’information.  Nous sommes satisfaits», a dit Jacinthe Lemire, directrice de la CIF.

Mme Lemire a d’abord rappelé les différentes formes de parrainage dont on peut se prévaloir pour accueillir une famille.  Évidemment, l’accent est mis sur la Syrie, mais d’ici quelques semaines, voire, quelques mois, le gouvernement devrait à nouveau permettre le parrainage de réfugiés d’ailleurs au monde.  

Parmi les options qui ont été favorisées par les gens réunis le 17 février, il y a le parrainage de la belle sœur de Déus Masarabakiza, qui est dans le camp de réfugiés au Rwanda depuis environ huit mois.  

«Son mari ne pouvait pas quitter son pays parce qu’il est militaire, mais il a voulu que sa femme et ses enfants soient à l’abri de possibles représailles.  Il lui a dit de ne pas hésiter à partir, si elle en avait l’occasion.  Lui-même s’arrangerait pour les retrouver par après», a indiqué Déus, qui est encore très reconnaissant aux habitants de la région Évangéline qui ont pour ainsi dire sauvé sa famille.  

La sœur de Magdalena s’appelle Noëlla.  Elle a deux jeunes enfants et elle en attend un troisième.  Avant de quitter son pays, elle travaillait dans les soins infirmiers, et elle parle un peu français.  

«Nous trouvons que c’est une situation idéale.  Nous connaissons Déus et sa famille depuis longtemps, les enfants ont beaucoup d’amis, ils sont bien intégrés, et ils seront une ressource précieuse pour aider à l’établissement de Noëlla et de ses enfants», a mentionné Jacinthe Lemire.   

La famille Masarabakiza est surtout connue à Summerside et dans la région Évangéline.  À Charlottetown, c’est un peu différent.  «À Charlottetown, nous avons une grande famille francophone de la Syrie qui gravite autour du Carrefour.  Plusieurs y travaillent, et pour nous, ce serait plus naturel de parrainer une famille syrienne», a suggéré Donald Arsenault, ouvrant la porte à la possibilité de démarrer un projet de parrainage avec la Syrie.  

De fait, rien n’empêche la réalisation de deux projets, en autant que les ressources financières et l’engagement humain pour au moins un an soient au rendez-vous.  

«On estime en général que parrainer une famille représente un investissement en temps, en argent et en autres ressources d’environ 25 000 $.  Si on s’engage dans un projet avec Noëlla et sa famille, on a le temps de faire des collectes et de bien s’organiser parce que, pour le moment, le Canada n’accueille que des Syriens», précise Jacinthe Lemire.  

D’un commun accord, tout en tenant compte de la possibilité qu’une venue différente soit explorée à Charlottetown, on a convenu de poursuivre les démarches en vue d’aider la belle-sœur de Déus et sa famille.  


La discussion s’est poursuivie de plus belle même après la réunion.

- Par Jacinthe Laforest

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