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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 12 janvier 2016

Président de la nouvelle Association des Centres de la petite enfance (CPE) francophones de l’Î.-P.-É.,Jason LeBlanc a confiance que l’association offrira un appui concret au personnel surchargé et sous-apprécié des CPE.  La jeune Lily a hâte de voir ça!  


Vers la fin de l’année 2015, une nouvelle association a pris racine à l’Île-du-Prince-Édouard.  Il s’agit de l’Association des Centres de la petite enfance francophones de l’Île-du-Prince-Édouard.  

D’ici la tenue de sa première assemblée générale annuelle, avant la fin de l’année 2016, l’association est dirigée par un conseil d’administration intérimaire présidé par Jason LeBlanc d’Abram-Village.  «Je pense que tout le monde connaît les difficultés que rencontrent les centres de la petite enfance.  Il y a le recrutement et la rétention des employés, et en plus, les conditions salariales ne sont pas extraordinaires.  Les employés en petite enfance sont sous valorisés, sous appréciés et ne sont pas payés à la hauteur de l’importance du travail qu’ils font.  Et avec la nouvelle association, on espère pouvoir offrir des appuis pour améliorer tout cela», a indiqué le président, Jason LeBlanc.  

La mise sur pied de la nouvelle association est le fruit du travail d’un comité ad hoc qui a travaillé pendant plus d’un an.  Les membres étaient la CSLF, la SSTA, la FPÎPE, et Cap enfants.  Le ministère de l’Éducation, du Développement préscolaire et de la Culture s’est joint au comité  en reconnaissant la détermination de la communauté francophone de trouver une façon pour mieux appuyer les CPE.  «La province sait que les CPE francophones ont des défis qui leur sont propres», insiste Jason LeBlanc. 

Les CPE francophones sont une porte d’entrée pour les écoles françaises et en plus, leurs locaux côtoient ceux des écoles.  «Nos CPE, en général, sont gérés par un comité de parents bénévoles qui ont de jeunes enfants et qui ne sont pas nécessairement formés pour gérer des organismes à but non lucratif ni des entreprises sociales.  Plusieurs sont dépassés par la tâche que cela représente», soutient Jason LeBlanc.  

Cela étant constaté, il n’est pas question que la nouvelle association provinciale s’impose auprès des CPE.  «Éventuellement, on aimerait que les CPE transitent vers une gestion par l’Association des Centres de la petite enfance francophones, et nous souhaitons que les CPE voient plus d’avantages que d’inconvénients à procéder de cette façon, mais ce n’est pas une obligation.  Selon le mécanisme prévu, les CPE passeraient leur permis d’exploitation à l’association qui deviendrait l’employeur légal.  Cela soulagerait les directions locales d’un fardeau administratif appréciable.»

Selon Jason LeBlanc, avec la nouvelle association et sa directrice générale qui devrait entrer en fonction sous peu, on ajoute au système une ressource humaine qui pourra centraliser des tâches de coordination du développement pédagogique, de recrutement, de partage de ressources humaines, etc.  

Une des priorités sera évidemment le recrutement, mais aussi la mise à jour de l’échelle salariale provinciale, qui stagne depuis 2010.  «Les employés qui étaient au maximum de l’échelle salariale en 2010 sont, dans les faits, moins payés qu’il y a cinq ans.  Les échelles n’ont même pas été indexées au coût de la vie depuis 2010.  C’est important que ce soit corrigé, car c’est cette échelle que la province utilise pour calculer ses subventions aux CPE, les francophones comme les anglophones», rappelle Jason LeBlanc, ouvrant ainsi la porte à des partenariats ponctuels avec les Centres de la petite enfance anglophones, pour agir sur les salaires.      

«On voit que la petite enfance est importante.  Les gens comprennent que c’est par la petite enfance que passe la pérennité de la communauté de langue française.  On a des partenaires compétents et engagés.  Je pense que la nouvelle association va offrir un appui concret aux CPE, grâce à cette volonté commune», dit Jason LeBlanc.  

- Par Jacinthe Laforest

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